Si, si, le golf belge swingue aussi en mode féminin. Dans l'ombre de Thomas Pieters, Thomas Detry et Nicolas Colsaerts, Manon De Roey est en pleine phase ascendante. La championne de 29 ans a même commencé l'année sur les chapeaux de roues avec deux magnifiques performances en Australie : une neuvième place au tournoi de Bonville et, surtout, une deuxième à celui de Dubbo. La voici désormais lancée comme une balle vers les sommets. " Elle ne cesse de s'améliorer dans tous les secteurs. Elle est puissante, athlétique, à la fois tr...

Si, si, le golf belge swingue aussi en mode féminin. Dans l'ombre de Thomas Pieters, Thomas Detry et Nicolas Colsaerts, Manon De Roey est en pleine phase ascendante. La championne de 29 ans a même commencé l'année sur les chapeaux de roues avec deux magnifiques performances en Australie : une neuvième place au tournoi de Bonville et, surtout, une deuxième à celui de Dubbo. La voici désormais lancée comme une balle vers les sommets. " Elle ne cesse de s'améliorer dans tous les secteurs. Elle est puissante, athlétique, à la fois travailleuse et consciencieuse. Elle intègre très vite les conseils. A mes yeux, elle a largement le potentiel pour intégrer rapidement le top 100 mondial. Et, à plus long terme, elle pourrait parfaitement tenter sa chance sur le circuit américain ", résume Jérôme Theunis qui travaille avec elle le petit jeu. Née à Anvers, Manon a succombé à la tentation des greens à l'âge de 11 ans. Douée et appliquée, elle a collectionné les victoires dans les catégories d'âge sous les couleurs de son club de Rinkven. Après être passée par la Top Sport School de Hasselt, formidable filière de champions, elle a posé son sac à l'université de New Mexico, aux Etats-Unis pour combiner études et golf de haut niveau. Professionnelle depuis 2015, elle ne cesse de gravir les échelons. Depuis quelques mois, elle a carrément pris une nouvelle dimension sur le Ladies European Tour, la D1 du golf féminin sur le Vieux Continent. " Mon coach Michel Vanmeerbeek m'a permise de franchir plusieurs caps en modifiant légèrement mon swing pour le rendre plus simple et plus performant ", confie-t-elle. Le résultat est bluffant avec des statistiques de plus en plus remarquables. Sur le parcours de Dubbo, elle a même été tout près de s'offrir son premier grand sacre au plus haut niveau. En tête avec cinq coups d'avance au départ du dernier tour, elle n'a malheureusement pas réussi à porter l'estocade en raison d'une fin de parcours très difficile avec quatre bogeys sur ses cinq derniers trous. Pression, stress, malchance : c'est le métier qui rentre ! En l'espace de deux tournois, la n°1 belge a, en tout cas, affiché haut et fort ses ambitions avec, en toile de fond, le mirage d'une participation aux plus grands tournois et une qualification quasiment assurée pour les Jeux Olympiques! Et elle sera, bien sûr, la grande attraction de la nouvelle manche belge du " Ladies European Tour " qui aura lieu du 29 au 31 mai au Golf de Naxhelet, à Wanze. Le timing ne pouvait pas être meilleur pour cette pendaison de crémaillère et pour mettre le swing féminin à l'honneur dans notre pays !