" Ce n'est pas toujours évident de trimballer ses bocaux pour faire ses courses en mode "zéro déchet", surtout quand on utilise les transports doux. " En 23 mots, tout est dit concernant l'explication de l'existence de Lili Bulk, issu du mot "vrac" en anglais. Il y a quelques mois, alors qu'elle flirtait avec la quarantaine, Florence Posschelle a décidé de ...

" Ce n'est pas toujours évident de trimballer ses bocaux pour faire ses courses en mode "zéro déchet", surtout quand on utilise les transports doux. " En 23 mots, tout est dit concernant l'explication de l'existence de Lili Bulk, issu du mot "vrac" en anglais. Il y a quelques mois, alors qu'elle flirtait avec la quarantaine, Florence Posschelle a décidé de se lancer dans un projet Zéro déchet. Avec l'aide d'Aurélie Manzi, elle a alors participé à Entrepreneurs weekend pour lancer une start-up et en six mois, le projet était mis sur pied. Le concept ? Une épicerie en ligne 100 % bio, en vrac et consignée. Le client fait sa commande de farines, fruits secs, céréales ou encore confiseries, attend que les trois employées de la start-up la préparent avant que la livraison ne se fasse à vélo. " Nous privilégions les produits locaux, mais pour avoir du choix, il faut aussi des aliments européens ", témoigne Florence Posschelle. Plus que la vente d'aliments, c'est surtout l'idée de réinventer le concept des consignes qui plaît aux deux entrepreneuses. " Nous envisageons ainsi de proposer des produits d'entretien et des boissons. Nous voulons simplifier la pratique du zéro déchet. " D'une trentaine de produits, Lili Bulk est passé à une soixantaine, tous livrés en bocaux consignés. " Nous sommes disponibles dans les 19 communes bruxelloises et avons même lancé plusieurs points relais avec l'objectif d'avoir à terme un rayonnement plus local. " Les chiffres de vente ne sont pour le moment pas évoqués, mais Florence Posschelle se réjouit de voir affluer les commandes. " On touche évidemment les gens qui ont des sensibilités bio et éco, mais aussi ceux qui n'avaient auparavant pas l'énergie ou le temps d'aller eux-mêmes chercher des produits avec leurs bocaux. " ÉMILIEN HOFMAN