1. Le premier pilier est la pension légale. En Belgique, la population active concède une partie de son salaire pour financer la pension des retraités actuels. Le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine, entend introduire en 2025 la pension à points selon laquelle chaque année prestée donne droit à un poin...

1. Le premier pilier est la pension légale. En Belgique, la population active concède une partie de son salaire pour financer la pension des retraités actuels. Le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine, entend introduire en 2025 la pension à points selon laquelle chaque année prestée donne droit à un point, voire plus pour les métiers lourds, et retire des points aux chômeurs de longue durée. 2. Le deuxième pilier est la pension complémentaire que les employés constituent collectivement par le biais du plan pension de leur employeur ou de leur secteur. Le plan est souscrit auprès d'une compagnie d'assurance (assurance-groupe) ou d'un organisme de pension (fonds de pension). Le gouvernement souhaite élargir l'accès à la pension complémentaire à un maximum d'actifs. Il prend donc des mesures pour multiplier les possibilités offertes aux indépendants (sans société), aux fonctionnaires contractuels et aux salariés. D'après les estimations, 3,4 millions de travailleurs constituent une pension complémentaire actuellement. 3. Le troisième pilier est l'épargne-pension individuelle. Un peu moins de 3 millions de Belges cotisent de leur propre initiative à un fonds d'épargne-pension ou une assurance épargne-pension. Jusqu'à 65 ans, ils peuvent récupérer 30 % par le biais d'une réduction fiscale sur chaque versement jusqu'à 940 euros. A partir de 2018, les épargnants pourront verser plus que 940 euros mais bénéficieront dans ce cas d'un avantage fiscal limité à 25 % sur le montant total avec un maximum plafonné à 1.200 euros.