Obtenir un rendez-vous chez un dermatologue ou un orthodontiste réclame souvent des mois de patience. Partout dans le pays, la demande pour certaines spécialités dépasse l'offre. En Flandre, pareille situation devrait d'ici quelques années appartenir au passé. La sixième réforme de l'Etat a en effet confié aux Communautés le contingentement des professions médicales. Le niveau fédéral reste compétent pour fixer le nombre d'étudiants qui pourront entamer une formation de médecin ou de dentiste mais, au sein de ce quota, la Flandre définira elle-même un système de sous-quotas avec des maxima et des minima pour chaque spécialité. Le principe vient d'en être adopté par le gouvernement flamand, explique Jo Vandeurzen, ministre de la Santé publique. Les flux seront ainsi régulés en fonction des besoins. C'est-à-dire limités en cas de pléthore comme, par exemple, l'imagerie médicale, l'anesthésie et la gynécologie. Ou, au contraire, stimulés en cas de pénurie, ce qui est le cas en gériatrie et en psychologie infantile ainsi que dans les services d'urgences et même chez les généralistes. Des quotas minima en fonction du nombre d'habitants pourront également être imposés par spécialité.