L'opération annoncée au milieu de l'été par Cohabs la valorise à 50 millions d'euros, mais surtout va lui permettre de doper considérablement son parc de logements : de 27 immeubles et 387 chambres, la jeune pousse compte grimper à 800 chambres fin 2020 !
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L'opération annoncée au milieu de l'été par Cohabs la valorise à 50 millions d'euros, mais surtout va lui permettre de doper considérablement son parc de logements : de 27 immeubles et 387 chambres, la jeune pousse compte grimper à 800 chambres fin 2020 ! Tout cela ressemble bien à de l'immobilier " classique ". Toutefois, Cohabs se positionne bien dans l'univers des jeunes pousses du digital. " Le digital est essentiel pour nous, explique le CEO, Youri Dauber. C'est l'élément central de notre business, ce qui nous permet de grandir vite et scaler ", c'est-à-dire miser sur une forte croissance du business sans pour autant faire croître l'équipe dans les mêmes proportions. Ainsi, les futurs locataires ne visitent pas les lieux avant de louer leur chambre : ils effectuent une visite virtuelle. Puis ils postulent et réalisent en ligne les démarches de la location. Une fois le bail signé, c'est une application qui leur permet de gérer leur logement. Par exemple, pour ouvrir la porte d'entrée. " Cela paraît gadget mais pas du tout : cela évite de devoir aller remettre les clés aux locataires ou de changer tout un jeu de clés lorsqu'un locataire perd celle de l'entrée, précise Youri Dauber. C'est loin d'être anecdotique. " C'est aussi via le numérique que se règlent tous les soucis quotidien, comme un évier bouché. L'appli Cohabs propose un chatbot de résolution pour les problèmes de ce type. Ainsi que des vidéos, pour aider à déboucher l'évier bouché, par exemple. Et si le souci n'est pas réglé, le locataire lance une demande d'intervention qui arrive directement chez un prestataire indépendant (plombier, électricien, etc.) avec lequel travaille la start-up et qui est chargé d'intervenir. Sans intervention directe de la petite équipe de Cohabs. " Cette appli représente l'un des coûts les plus importants de notre développement, admet le CEO. Soit 300.000 euros, jusqu'à présent. Mais cela nous permet de gérer plusieurs centaines de chambres avec seulement deux personnes dédiées. "