Depuis La Panthère des neiges, le récit de voyage de Sylvain Tesson qui se déroule sur les hauts plateaux du Tibet, on sait que la photographie animalière est tout sauf une partie de plaisir. Cette traque du cliché parfait nécessite autant de ruse que de patience.
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Depuis La Panthère des neiges, le récit de voyage de Sylvain Tesson qui se déroule sur les hauts plateaux du Tibet, on sait que la photographie animalière est tout sauf une partie de plaisir. Cette traque du cliché parfait nécessite autant de ruse que de patience. Will Burrard-Lucas fait partie de ces "chasseurs" de renom. Le reporter britannique n'a pas qu'un oeil de lynx. Habile de ses mains, il construit lui-même des caissons pour protéger ses appareils numériques qui sont déclenchés à distance. Une précaution qui a pour but de sauver sa peau mais aussi de saisir au plus près l'expression de ses sujets peu enclins à se faire tirer le portrait. Le trentenaire, qui publie un nouveau livre d'images consacré cette fois au léopard noir d'Afrique ( The Black Leopard, édité en anglais chez Chronicle), est connu pour sa technique de prises de vue nocturnes, dont le résultat se révèle époustouflant. Ses modèles - lions, hyènes, éléphants ou rhinos (photo)- se détachent en effet sur un fond de ciel étoilé presqu'irréel. Le procédé repose sur des temps d'exposition de plusieurs dizaines de secondes afin d'enregistrer les détails de la voûte céleste, combinés à des capteurs de mouvement reliés à une batterie de flashes. Saisissant et poétique.