Pas encore entrés dans nos habitudes alimentaires, les insectes s'avèrent également une source de protéines intéressante pour l'aquaculture. Plus de la moitié des poissons consommés en sont issus et sont nourris principalement à l'aide de farines de...

Pas encore entrés dans nos habitudes alimentaires, les insectes s'avèrent également une source de protéines intéressante pour l'aquaculture. Plus de la moitié des poissons consommés en sont issus et sont nourris principalement à l'aide de farines de... poissons. Une denrée rare et chère. C'est là qu'intervient Ynsect, une entreprise française spécialisée dans les protéines alternatives destinées à l'aquaculture. Elle élève des ténébrions appelés aussi vers de farine dans une " fermilière " à Dole, dans le Jura. L'entreprise créée par Antoine Hubert y a affiné son modèle et testé ses produits (vers, fertilisants et huiles) aurprès de clients potentiels. Elle souhaite aujourd'hui construire près d'Amiens la plus grande usine du monde capable de produire 20.000 tonnes de protéines alternatives avant de se lancer aux Etats-Unis. Ynsect vient de lever 110 millions d'euros à cette fin auprès d'investisseurs. Parmi eux, deux sociétés belges bien connues, pour 10 millions chacune : La Compagnie du Bois Sauvage (Neuhaus, Jeff de Bruges, Recticel, etc.) et Finasucre, le holding de la famille Lippens, toutes deux séduites par l'approche durable du projet. Le marché de la nourriture animale est estimé à 500 milliards de dollars par an.