Le mois de janvier est le mois des résolutions pour les particuliers et des prévisions économiques pour les économistes. Leur point commun? Aucune de ces prévisions ou de ces résolutions ne se vérifie dans la réalité. Et parfois, c'est une heureuse surprise: je pense ici au nombre de faillites en Belgique.
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Le mois de janvier est le mois des résolutions pour les particuliers et des prévisions économiques pour les économistes. Leur point commun? Aucune de ces prévisions ou de ces résolutions ne se vérifie dans la réalité. Et parfois, c'est une heureuse surprise: je pense ici au nombre de faillites en Belgique. Lorsque la pandémie nous a surpris durant l'année 2020, toutes les prévisions évoquaient un tsunami de faillites. Fort heureusement, ce tsunami n'a pas eu lieu en 2020. Mais les mêmes "experts" qui se sont trompés dans leurs prévisions nous ont alors dit, toujours aussi sûrs d'eux: "Attendez, attendez, vous allez voir, c'est uniquement parce que l'Etat est intervenu pour éviter ces faillites. Mais en 2021, ça va être l'hécatombe". L'un de ces prévisionnistes a même déclaré que "2020, c'est le calme avant la tempête de 2021". Justement, nous avons enfin les chiffres pour l'année 2021. Verdict? Le nombre de faillites est inférieur (-12.8%) à celui de l'année 2020 mais aussi nettement plus bas (-41.5%) qu'en 2019, soit l'année précédant l'arrivée du fameux virus! Mieux encore, ce taux de faillite est le plus faible depuis l'année 2000! C'est fascinant car nous avons donc la chance de voir de notre vivant la seule crise majeure qui ne se soit pas terminée par une explosion des faillites. Inouï. Rien que cela, c'est incroyable... Bien entendu, pareils chiffres ne viennent pas de l'Esprit saint. Les mesures de soutien aux entreprises comme le chômage temporaire et le moratoire sur les faillites ont évidemment contribué à ces excellents chiffres. Merci qui? Merci l'Etat sauveur bien entendu. Même si nos lecteurs ne doivent pas oublier que l'Etat n'a pas d'argent, qu'il n'en fabrique pas. S'il est généreux, c'est avec l'argent des autres puisque le seul qu'il a, c'est le nôtre. N'oublions pas non plus que lorsque l'Etat s'endette, cette dette est synonyme d'impôts différés pour la génération suivante. Mais je m'égare: revenons à ce taux de faillite historiquement bas. S'il est à ce niveau, c'est également parce que les patrons de nos PME et TPE se sont serré la ceinture. De fait, beaucoup d'entrepreneurs ont renoncé à s'octroyer un salaire ou un dividende pendant deux ans. Là encore, c'est une preuve supplémentaire que les entreprises et singulièrement leurs dirigeants ont été remarquables durant cette crise. Bon, allez, je termine ce "Point final" en partageant avec vous mes propres prévisions. Après tout, si même les "experts" se trompent, pourquoi devrais-je être gêné? Je vais plagier Philippe Geluck, l'auteur du Chat, et vous faire mes prédictions pour la semaine à venir: "Poissons: vendredi est votre jour. Taureau: évitez les voyages en Espagne. Cancer: faites un dépistage. Balance: essayez de perdre du poids".