Certains assureurs majorent fortement leurs primes. D'autres refusent carrément tout contrat. Barmans, cuistots ou serveurs de restaurant, tous se sentent discriminés lorsqu'il s'agit de souscrire une assurance automobile. Travaillant souvent fort tard et étant en quelque sorte...

Certains assureurs majorent fortement leurs primes. D'autres refusent carrément tout contrat. Barmans, cuistots ou serveurs de restaurant, tous se sentent discriminés lorsqu'il s'agit de souscrire une assurance automobile. Travaillant souvent fort tard et étant en quelque sorte " naturellement " plus exposés aux tentations, les employés du secteur provoquent en effet davantage d'accidents et souvent plus graves, expliquent les assureurs. Excédée, Horeca Vlaanderen donne de la voix et réclame une intervention du pouvoir politique afin que les employés puissent eux aussi s'assurer à un prix raisonnable. En période préélectorale, Kris Peeters (CD&V), ministre de l'Emploi et de l'Economie, ne pouvait rester sourd à pareil appel. Il a donc chargé ses services d'examiner s'il y a réellement discrimination et, entre-temps, prône le dialogue. Celui-ci s'annonce difficile car les assureurs se sentent confortés dans leur raisonnement par les statistiques de Fedris, l'Agence fédérale des risques professionnels : " 1,7% des accidents routiers impliquant du personnel horeca sont mortels, contre 0,2% en moyenne ", explique Alexandra De Backer, de Fedris. " Si les assureurs ne peuvent segmenter, par exemple sur base du sexe ou de l'origine, ils peuvent parfaitement le faire en fonction des groupes professionnels ", commente Wauthier Robyns, porte-parole des entreprises d'assurance.