Les dernières statistiques publiées par l'Onem sont particulièrement éclairantes. A fin 2017, la Belgique comptait 487.291 chômeurs indemnisés. Cela signifie qu'en 10 ans, la baisse a été vertigineuse (- 26 %) puisqu'en 2008, ils étaient encore 658.590. Sur le plan des Régions, la baisse est la plus marquée en Wallonie(-32%) qu'à Bruxelles (-19,1 %) et qu'en Flan...

Les dernières statistiques publiées par l'Onem sont particulièrement éclairantes. A fin 2017, la Belgique comptait 487.291 chômeurs indemnisés. Cela signifie qu'en 10 ans, la baisse a été vertigineuse (- 26 %) puisqu'en 2008, ils étaient encore 658.590. Sur le plan des Régions, la baisse est la plus marquée en Wallonie(-32%) qu'à Bruxelles (-19,1 %) et qu'en Flandre (-21 %). Evidemment, cette forte baisse va de pair avec une diminution des dépenses afférentes. En 2017, l'Etat a économisé 700 millions d'euros en montants d'indemnisation par rapport à ce qu'il payait il y a 10 ans. La chute est encore plus vertigineuse si on compare avec 2013 : 1,6 milliard de moins ! Evidemment, parallèlement, le taux de chômage a baissé, lui aussi : de 10,47 % de la population active en 2008 à 8,52 % au 31 décembre 2017. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte pour expliquer ces chiffres impressionnants. Premièrement, la création d'emplois. Après la crise de 2008, la création nette d'emplois a repris lentement à partir de 2010 avant de s'accélérer ces deux dernières années. Deuxièmement, la limitation à trois ans, à partir de 2014, des allocations d'insertion destinées aux personnes qui n'ont pas assez de périodes de travail pour toucher le chômage. Trente mille personnes auraient perdu leur indemnisation de cette manière. Troisièmement, le mécanisme d'exclusion du chômage. Les personnes dont les démarches pour se remettre sur le marché de l'emploi sont jugées insuffisantes peuvent être sanctionnées d'un arrêt du versement des allocations dans les cas les plus extrêmes. Enfin, il est intéressant de mettre ces chiffres en rapport avec le nombre de demandeurs d'emploi inoccupés, soit celui qui inclut les personnes non indemnisées ou qui dépendent des CPAS. Ce chiffre a, lui, augmenté de 4,07 % sur 10 ans.