En 2016, près de 24.000 Bruxellois sont partis s'établir en Flandre. C'est 65% de plus que 20 ans auparavant. Le processus de périurbanisation entamé dans les années 1960 se poursuit encore mais deman...

En 2016, près de 24.000 Bruxellois sont partis s'établir en Flandre. C'est 65% de plus que 20 ans auparavant. Le processus de périurbanisation entamé dans les années 1960 se poursuit encore mais demande à être nuancé. Comme le rappelle Patrick Deboosere, démographe à la VUB, il y a toujours eu une émigration de citadins vers la périphérie. Il s'agissait des personnes relativement aisées en quête d'un meilleur habitat ou d'un enseignement plus accessible. Plus récente est l'émigration de personnes aux revenus modestes qui ne trouvent plus à se loger dans la capitale. On y a certes construit des dizaines de milliers de logements mais ils sont pour la classe moyenne, les ménages à deux revenus. Ces nouveaux émigrants qui ont conservé la plupart du temps leur emploi à Bruxelles s'établissent souvent près d'une gare et privilégient les localités autrefois industrielles dans lesquelles des habitations ouvrières se libèrent progressivement. La vallée de la Dendre, par exemple, voire Tirlemont.