Le golf américain se porte bien, merci ! Touché par la crise financière de 2008, il s'est vite refait une santé. Certes, à l'époque, quelques clubs ont dû fermer boutique. Mais avec près de 25 millions de joueurs, répartis dans plus de 15.000 clubs (dont 11.000 sont publics), le swing américain garde la pêche !
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Le golf américain se porte bien, merci ! Touché par la crise financière de 2008, il s'est vite refait une santé. Certes, à l'époque, quelques clubs ont dû fermer boutique. Mais avec près de 25 millions de joueurs, répartis dans plus de 15.000 clubs (dont 11.000 sont publics), le swing américain garde la pêche ! Aux States, l'industrie du golf est, plus que jamais, un vecteur important de l'économie. Elle emploie près de 2 millions de personnes et sert même de baromètre à certains analystes. En 2018, elle a généré un chiffre d'affaires global de 84 milliards de dollars, soit son plus haut niveau historique. Cotisations, greenfees, achat de matériel, dépenses au club-house : le golfeur est, par essence, un bon client. A eux seuls, les voyages golfiques ont d'ailleurs généré, aux Etats-Unis, plus de 26 milliards de dollars de revenus ! Le PGA Tour est, bien sûr, la première vitrine de cette flamboyante réussite. Et, lui aussi, se porte bien. La saison 2019-2020 a pris, le week-end dernier, son envol lors du tournoi à The Greenbier. Avec la bagatelle de 49 tournois à son calendrier, elle bat aussi des records. Au total, le circuit phare du golf professionnel américain proposera, durant cet exercice, 376 millions de dollars de prize money aux stars des greens. Sans parler, bien sûr, des 70 millions de dollars liés aux bonus de la FedEx Cup. Derrière cet envol, on trouve, bien sûr, l'ombre de Tiger Woods. De retour au plus haut niveau après plusieurs années de galère, le " Tigre " contribue largement aux bons résultats financiers de son sport. Lorsqu'il participe à un tournoi, les audiences télévisées sont clairement à la hausse. Son sacre lors du dernier Masters d'Augusta a réuni plus de 20 millions de fidèles devant les écrans de CBS. C'est dire si le business peut s'avérer rentable. D'ores et déjà, Discovery, le géant américain du câble, s'est offert les droits de diffusion du PGA Tour à l'étranger (hors Etats-Unis) pour la somme de deux milliards de dollars. Et la prochaine bataille pour l'exclusivité " intra muros " aux Etats-Unis s'annonce passionnante. Jusqu'ici, CBS, NBC et Golf Channel (une chaîne thématique 100% swing) se partageaient le gâteau. Mais il n'est pas impossible que de nouveaux acteurs (comme les Gafa) s'invitent lors des enchères de 2021 avec, en toile de fond, des droits de diffusion en ligne et de streaming qui pourraient exploser. Le profil haut de gamme du fan de golf attire, il est vrai, bien des convoitises en termes de publicité et d'achats en ligne. Ce n'est pas un hasard si la plupart des grandes sociétés cotées à Wall Street parrainent, chaque année, des tournois du PGA Tour. Pour elles, il s'agit de soigner à la fois leur image, leur notoriété et leurs clients.