Interrompue par la crise du coronavirus, l'expo Monsoon Melody de la Vietnamienne Thao Nguyen Phan reprend jusqu'à la mi-août, avec toute l'importance et l'originalité que mérite cette jeune femme née en 1987 à Hô Chi Minh Ville. Dans l'ancienne brasserie forestois...

Interrompue par la crise du coronavirus, l'expo Monsoon Melody de la Vietnamienne Thao Nguyen Phan reprend jusqu'à la mi-août, avec toute l'importance et l'originalité que mérite cette jeune femme née en 1987 à Hô Chi Minh Ville. Dans l'ancienne brasserie forestoise Wielemans-Ceuppens, cette plasticienne montre qu'elle n'a pas plus froid aux yeux qu'aux idées. Issue d'un pays grand comme 10 fois la Belgique et peuplé de près de 100 millions d'habitants, cette trentenaire imaginative " explore le con-texte agricole, politique et social de la ruralité des campagnes vietnamiennes ". Thao transcende évidemment les genres, les styles comme les civilisations. Racontant non seulement des histoires à portée universelle, elle construit de subtiles images et des récits qui incitent forcément au voyage. Dans une époque de confinement où se déplacer reste incertain, le travail plastique de l'artiste fabrique de l'ailleurs gracieux via des vidéos mais aussi de superbes aquarelles et photographies, d'une poésie onirique et d'une beauté constamment nimbée d'interrogation et de mystère. Au-delà de ses fantasmes esthétiques, Thao Nguyen Phan possède quelque chose de précieux, mélangeant art et nature, qui devrait séduire l'âme du visiteur. Voire carrément s'en emparer.