- C'est le Venezuela qui possède les plus grandes réserves pétrolières au monde. Mais le pays ne peut plus rembourser ses emprunts contractés à l'étranger. La production de pétrole y est à son niveau le plus faible depuis 1989.
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- C'est le Venezuela qui possède les plus grandes réserves pétrolières au monde. Mais le pays ne peut plus rembourser ses emprunts contractés à l'étranger. La production de pétrole y est à son niveau le plus faible depuis 1989. Selon l'agence de notation S&P, le Venezuela est en défaut de paiement et donc, en faillite. Le pays ploie sous les sanctions américaines. Il lui est presque impossible de réaliser des transactions financières à l'international. Le pays admet par ailleurs ne plus être apte à rembourser ses dettes. Même le paiement des intérêts est devenu problématique. - Les obligations de la compagnie pétrolière vénézuélienne Petroleos de Venezuela produisent des rendements gargantuesques. La preuve s'il en est que le marché ne croit pas dans leur remboursement (total). L'obligation en USD assortie d'un coupon de 12,75 % qui arrive à échéance le 17 février 2022 s'échange à un cours de 29 % de la valeur nominale. Le rendement s'élève déjà 60 %. Mais quelle en est l'utilité, si le débiteur ne peut même plus s'acquitter des intérêts ? - Le cours de l'obligation Air Berlin fluctue autour de 2 % de la valeur nominale. La tendance s'est légèrement orientée à la hausse après que plusieurs entreprises ont fait part de leur intérêt pour certains éléments de la compagnie aérienne. D'aucuns ont spéculé sur le fait que certains actifs de l'entreprise pourraient lui rapporter suffisamment pour qu'elle puisse rembourser (partiellement) quelques financiers. Mais presque plus personne n'y croit, aujourd'hui. L'achat d'obligations Air Berlin, dans les conditions actuelles, ne saurait constituer un investissement.