Voici une adresse comme on aimerait en voir plus à Bruxelles. Une véritable cuisine de brasserie, un chef doué et un accueil plus que convivial et compétent. Ce petit bijou est situé quasiment au bout de la chaussée de Saint-Job à Uccle, juste derrière la place du même nom. Une jolie maison un peu en retrait de la rue avec un beau jardin, idéal pour les journées d'arrière-saison ensoleillées. A l'intérieur, vous voilà transporté dans la France du siècle dernier : un décor lambrissé entrecoupé de grands miroirs et un zin...

Voici une adresse comme on aimerait en voir plus à Bruxelles. Une véritable cuisine de brasserie, un chef doué et un accueil plus que convivial et compétent. Ce petit bijou est situé quasiment au bout de la chaussée de Saint-Job à Uccle, juste derrière la place du même nom. Une jolie maison un peu en retrait de la rue avec un beau jardin, idéal pour les journées d'arrière-saison ensoleillées. A l'intérieur, vous voilà transporté dans la France du siècle dernier : un décor lambrissé entrecoupé de grands miroirs et un zinc comme on n'en fait plus. Le Charlu vient de renaître grâce à Patrick Triest, connu, entre autres, pour son Guignol. Il a eu la brillante idée de confier les rênes de l'établissement à Antoine Salviat qui nous avait régalé, par le passé, à la brasserie Thoumieux dans le quartier du Châtelain. Il propose au Charlu cette cuisine de terroir authentique et parfaitement exécutée. Il faut dire que ce n'est pas un manchot qui joue du piano. Formé par Michel Guérard (trois étoiles Michelin au Prés d'Eugénie), Olivier Destribois a fréquenté des cuisiniers de haut vol : Jacques Le Divellec, Olivier Roellinger et, chez nous, Christophe Hardiquest, Evan Triantopoulos et Maxime Colin. Le voici désormais chef au Charlu où sa créativité fait des merveilles sur les plats canailles préférés d'Antoine Salviat. Après la belle saison où Antoine nous a régalé avec une fricassée de lotte aux légumes du sud servie dans une cocotte ou avec ses gambas sauvages flambées au pastis - deux assiettes à s'en lécher les doigts -, les plats de terroir ont fait leur retour à la carte : parmentier de canard confit aux lentilles et pousses d'épinards (22,50 euros), cassoulet maison préparé en deux jours (22), tête de veau à la corrézienne, légumes du pot-au feu et sauce ravigote, côte de veau aux girolles (deux personnes), andouillette AAAAA grillée, lentilles et purée grand-mère (19 euros). Olivier suggère, lui, deux jolis " terre-mer " : une croquette de pieds de porc et moules de bouchot en entrée (15 euros) et une joue de boeuf accompagnée d'un espuma de chou-fleur, de citron de Menton et d'une gamba rôtie. La carte se double d'un lunch de la semaine (deux services - 18 euros) et deux menus (trois ou cinq services - 35 ou 52 euros). La carte des vins présente de chouettes références comme Jeff Carell en Côtes Catalanes, Guigal dans le Rhône et Arnaud Lambert en Saumur-Champigny.