Il était une fois une boîte bruxelloise aménagée dans un ancien et large cinéma de la chaussée de Louvain, à Bruxelles. Il se fantasmait en version belge du Palace, voire du Studio 54 new-yorkais. On est au tout début des années 1980 et Le Mirano - son nom bientôt iconique ...

Il était une fois une boîte bruxelloise aménagée dans un ancien et large cinéma de la chaussée de Louvain, à Bruxelles. Il se fantasmait en version belge du Palace, voire du Studio 54 new-yorkais. On est au tout début des années 1980 et Le Mirano - son nom bientôt iconique - se pose comme référence du showbizz, de la nuit, de la culture plus ou moins voyante. Dans ces golden eighties, entre les soirées people, le funk, la théâtralité, ce large espace qui a de la gueule tisse son mini-mythe. Les vedettes y passent, les autres aussi, comme ces après-midis sympas de la Ligue d'impro ou la projection de ce film underground signé par Marco Laguna (chanteur de La Muerte). "On attirait tous les créatifs, les photographes, mannequins, architectes ou... coiffeurs, explique son ex-patron Paul Sterck. Chacun était un personnage et on tentait de maintenir un équilibre entre tout ce beau monde. On était une sorte de Facebook avant la lettre, même si le Mirano d'Arno n'était pas celui de Christian Nihoul." Alors que se prépare un film documentaire sur la saga Mirano, celui-ci bénéficie d'une exposition aux Halles Saint-Géry à Bruxelles. Soit un petit millier d'affiches, flyers, photos et autres artefacts qui donnent l'évolution des tendances, y compris celle amenée par les "15 DJ's historiques de la boîte".