Les trottinettes électriques partagées sont arrivées en juin de l'an dernier sur le bitume bruxellois. Depuis, les deux pionniers, Troty et Bird, ont disparu des rues de notre capitale même si, officiellement, Troty n'est qu'en pause. Comme à Paris, où six entreprises ont disparu cet été, Bruxelles a connu une véritable hécatombe en juillet : Wind, Hive et Tier ont retiré leurs trottinettes du marché. Etonnant, d'autant que certains venaient à peine d'arriver... " Le marché de la trottinette est très volatil, confie Camille Thiry, porte-parole de Bruxelles Mobilité. Le départ d'une société peut être rapidement comblé par l'arrivée d'une autre. Clairement, vu ce qu'il se passe depuis un an, le marché s'auto-régule. "

Si Bruxelles est un marché très attractif, il faut les reins solides - notamment au niveau financier - et une bonne connaissance du marché pour s'y imposer. Ce n'est pas tout d'avoir de bons engins et une jolie appli, il faut pouvoir gérer la logistique, la maintenance et le remplacement des trottinettes rapidement en bout de course à cause d'un usage intensif. Sans oublier le vandalisme. Dans le secteur de la trottinette, c'est le plus apte qui survit, pour reprendre un des préceptes de la biologie cher à Herbert Spencer. A ce jour, selon les données officielles de Bruxelles Mobilité, il n'y a plus que quatre opérateurs actifs à Bruxelles : Lime (1.800 trottinettes), Circ (1.500), Dott (1.500) et Poppy (200 mais 1.000 prévues en 2020). Uber, annoncé comme actif par certains, se contente toujours des voitures et des vélos électriques (Jump), même s'il dispose d'une licence et annonce vouloir déployer 1.200 trottinettes. Reste à savoir quand il se décidera... D'autres opérateurs auraient déjà demandé une licence. Qui ? Chez Bruxelles Mobilité, on se retranche derrière la confidentialité.