Après des semaines d'atermoiements, la Vivaldi a enfin accordé ses violons au sujet d'un effort pour aider les Belges à faire face à cette facture d'énergie qui explose. En janvier, selon le régulateur (Creg), les prix ont encore grimpé de 40% (électricité) à 60% (gaz).
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Après des semaines d'atermoiements, la Vivaldi a enfin accordé ses violons au sujet d'un effort pour aider les Belges à faire face à cette facture d'énergie qui explose. En janvier, selon le régulateur (Creg), les prix ont encore grimpé de 40% (électricité) à 60% (gaz). Mardi 1er février, un triple geste a été présenté par la majorité fédérale d'Alexander De Croo (Open Vld): prolongation pour un an du tarif social à destination d'un million de ménages, chèque de 100 euros pour tous et réduction de la TVA sur l'électricité de 21% à 6%, du 1er mars au 1er juillet. En attendant une révision plus profonde du système pour faire face aux chocs futurs, tel que c'est déjà le cas pour l'essence avec le fameux "cliquet" qui permet de jouer sur les taxes en fonction de la fluctuation des prix. "La situation l'exigeait", se félicite Pierre-Yves Dermagne, vice-Premier PS en charge de l'Economie et du Travail. "Les indépendants et les classes moyennes n'ont pas été oubliés", insistent en choeur les libéraux Sophie Wilmès, vice-Première, et David Clarinval, en charge des PME, des Indépendants et des Classes moyennes. L'effort, précisent les représentants de la majorité, s'élève à 1,1 milliard d'euros, qui sera partiellement compensé. Dans l'opposition, François De Smet (DéFI) parle toutefois d'un "échec vivaldien typique". "Trop peu et surtout beaucoup trop tard", attaque-t-il, des mots repris par l'association de consommateurs Test-Achats. "Les attentes sociales ne seront pas rencontrées. Cet accord ne sauve pas la crédibilité de la Vivaldi, il l'enfonce." En choeur, opposition et Test-Achats regrettent également que l'effort se concentre surtout sur l'électricité, alors que c'est surtout le prix du gaz qui s'envole. S'il évoque un "accord équilibré", le "patron des patrons" Pieter Timmermans (FEB) constate que "l'impact sur l'inflation sera temporaire". L'accord doit en effet être suivi par cette nouvelle négociation délicate pour revoir le système fiscal de manière durable. L'incertitude demeure, en outre, au sujet de l'avenir du mix énergétique. "L'épreuve décisive n'aura lieu que le 18 mars, ajoute Pieter Timmermans, lorsque la décision finale sera prise sur le maintien ou non de deux réacteurs nucléaires. En fonction de ce choix, le scénario des derniers mois se répétera encore à plusieurs reprises ou pas." On n'a pas fini de parler d'énergie.