A l'été 1972, alors que David Bowie impose brillamment le personnage Ziggy Stardust sur les scènes anglaises , paraît le premier album de Roxy Music. Titré de façon éponyme, le disque propose en pochette une pin-up exagérément glamour, marque de fabrique que le groupe perpétuera. Et des chansons furieusement originales, à la fois référentielles et futuristes, où il est question de Wagner, de sonorités rétros, de synthés b...

A l'été 1972, alors que David Bowie impose brillamment le personnage Ziggy Stardust sur les scènes anglaises , paraît le premier album de Roxy Music. Titré de façon éponyme, le disque propose en pochette une pin-up exagérément glamour, marque de fabrique que le groupe perpétuera. Et des chansons furieusement originales, à la fois référentielles et futuristes, où il est question de Wagner, de sonorités rétros, de synthés bizarres et même d'une réplique tirée d'Humphrey Bogart dans Casablanca. Le succès, immédiat, doit aussi beaucoup au chanteur Bryan Ferry et à son personnage de crooner désinvolte, en cuir, smoking ou (faux) léopard : une élégance qui ne se démentira jamais. Originaire du nord de la Grande- Bretagne, ce fils de fermier mineur, né en 1945, entame dès 1973 sa propre carrière solo avec These Foolish Things, disque de reprises où Bryan Ferry exprime son amour pour les standards, y compris dans la plage titulaire, chanson langoureuse des années 1930. Alors que Roxy Music arrête son parcours discographique en 1982, Ferry poursuit une route personnelle à succès, ayant aujourd'hui 15 albums studios au compteur. Une constante : outre ses propres compositions, le chéri de ces dames s'est toujours intéressé au répertoire d'autrui, à commencer par celui de Bob Dylan, que Bryan Ferry chante depuis ses débuts et auquel il consacre même l'intégralité d'un album, Dylanesque, en 2007. En usant de rock racé mais aussi de rhythm'n'blues et de jazz, Bryan Ferry se positionne au-delà des genres et des classifications. Imposant un seul point commun majeur à son travail : une voix chaude et distinguée, intimement anglaise mais imprégnée d'intonations soul tirées de ses héros américains Smokey Robinson et Wilbert Harrison. A Anvers, accompagné par le vaste Metropole Orkest néerlandais, Bryan Ferry interprétera des reprises, ses classiques persos et ceux de Roxy Music, soit un panaché de Slave To Love, More Than This, Avalon, Love Is The Drug, Virginia Plain, Do The Strand ou encore le Jealous Guy de John Lennon.