Sébastien Verstraete est responsable du département résidentiel du groupe de consultance en immobilier CBRE. Son équipe conseille tant les particuliers que les investisseurs qui disposent d'un portefeuille conséquent (jusqu'à 15 millions) voire certains institutionnels qui désirent se tourner vers le résidentiel afin de diversifier leur portefeuille d'investissements. Le département résidentiel se concentre sur la vente des terrains avec permis d'urbanisme, sur la vente à l'unité dans les communes du sud et l'est de Bruxelles ou encore sur la vente en bloc d'appartements d'un immeuble.
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Sébastien Verstraete est responsable du département résidentiel du groupe de consultance en immobilier CBRE. Son équipe conseille tant les particuliers que les investisseurs qui disposent d'un portefeuille conséquent (jusqu'à 15 millions) voire certains institutionnels qui désirent se tourner vers le résidentiel afin de diversifier leur portefeuille d'investissements. Le département résidentiel se concentre sur la vente des terrains avec permis d'urbanisme, sur la vente à l'unité dans les communes du sud et l'est de Bruxelles ou encore sur la vente en bloc d'appartements d'un immeuble. TRENDS-TENDANCES. Comment se porte le marché actuellement ?SÉBASTIEN VERSTRAETE. Il y a un appétit énorme pour les investissements résidentiels. Principalement pour des appartements neufs. Et ces acquéreurs sont décidés à acheter rapidement. Ceux qui achètent pour leur occupation propre recherchent de plus en plus des appartements spacieux. La terrasse est devenue un must, elle ne fait pratiquement plus partie du débat. Les acquéreurs occupants souhaitent également disposer d'un bureau. Et donc, au lieu de rechercher un appartement de 74 m2 avec une chambre, ils souhaitent un 80 m2 avec une chambre et un petit bureau. Et pour les investisseurs ? La demande n'a pas évolué. Dès qu'une transaction permet d'obtenir un rendement de 4 % brut, les marques d'intérêt s'enchaînent sur ce type de biens. Pourquoi vous être spécialisés dans la vente d'appartements en bloc ?C'est une activité qui existait à l'étranger mais qui était peu exploitée en Belgique. Or, il y avait de vraies opportunités à saisir pour certains investisseurs. Notre premier deal date de l'an dernier, avec une acquisition de 56 appartements par un fonds d'investissement allemand. Il concernait le projet Green Life de Matexi, situé à Forest. Le rendement brut est de 3,8 %, ce qui reste très intéressant pour du neuf. D'autres transactions sont-elles prévues ? Nous essayons d'en faire une activité récurrente. De nombreux investisseurs sont intéressés par cette diversification de leur portefeuille. Et de nombreux promoteurs nous démarchent en amont de leur projet, bien avant l'obtention de leur permis d'urbanisme, pour savoir si leur développement immobilier rentre dans nos critères. Quels sont ces critères ? Nous voyons passer des dossiers tous les jours. Quand nous en sélectionnons un, il faut plus de deux mois pour l'analyser en profondeur et vérifier s'il peut intéresser des investisseurs. Tous les projets bruxellois nous intéressent. Un projet type doit avoir un minimum de 50 appartements, être situé à proximité de transports en commun, avoir un prix inférieur à 3.500 euros/m2 et posséder un mix entre studios et appartements une, deux et trois chambres. L'idéal étant d'avoir 25 % de chaque. Quels sont les avantages de ce type d'investissement ?La gestion est bien plus aisée. Et il ne faut pas considérer cet investissement comme spécialement risqué, même s'il s'agit d'une cinquantaine d'appartements, car ce type d'investisseur possède 10 projets de cet ordre. La diversification est donc bien présente, mais à une autre échelle que le petit investisseur. Pour le promoteur, si son revenu final sera sensiblement le même, une vente en blocs lui permet de gagner beaucoup de temps et d'éviter des dizaines de compromis et autres démarches avec chaque investisseur. Y a-t-il des freins ? Le déficit de projets neufs mis sur le marché, clairement. Cela pourrait causer des problèmes à l'avenir.