Renault parle d'une évolution de ses structures, voire d'une scission, depuis le début de l'année. Jeudi dernier, à l'occasion d'un comité économique et social tenu à son siège, le groupe a présenté son projet à ses salariés français. Ce n'est pas une scission telle qu'on l'entend mais une filialisation de deux activités que le construc...

Renault parle d'une évolution de ses structures, voire d'une scission, depuis le début de l'année. Jeudi dernier, à l'occasion d'un comité économique et social tenu à son siège, le groupe a présenté son projet à ses salariés français. Ce n'est pas une scission telle qu'on l'entend mais une filialisation de deux activités que le constructeur juge attractives pour les investisseurs et partenaires. Ces filiales concerneraient environ 20.000 salariés du groupe, soit un peu moins de 20% du personnel après départ de ses activités russes (156.000 aujourd'hui dont 40.000 en Russie). De quoi parle-t-on? De la création d'une filiale rassemblant toutes les activités électriques et logicielles de Renault. Elle serait basée en France et comprendrait, entre autres, l'usine de Cléon et Renault Electricity, un nouveau pôle situé dans le nord de la France et centré sur l'usine de Douai. Luca de Meo, le directeur général, évoque une entrée en Bourse possible dès l'an prochain pour cette filiale. L'idée est évidemment, outre de lever des fonds, d'arriver à une valorisation boursière proche de celles des pure players de l'électrique. Comme nombre de constructeurs traditionnels, celle du groupe Renault n'est, à 6,5 milliards d'euros, pas des plus folichonnes. Parallèlement, une autre filiale regrouperait les activités liées à la chaîne de traction thermique et hybride (moteurs et boîtes de vitesses). Son siège serait situé hors de France et intégrerait les usines et centres R&D afférents du groupe en Espagne, au Portugal, en Turquie et en Roumanie. Renault imagine faire de cette filiale un leader mondial du powertrain via des partenariats de haut niveau. Le nom de Geely est évoqué.