Malgré plusieurs revalorisations ces dernières années, les pensions d'indépendants demeurent particulièrement faibles : de 1.200 à 1.350 euros par mois pour un isolé, avec une carrière complète. Et comme tout le monde n'a pas une carrière complète, loin de là, les montants moyens effectifs oscillent plutôt entre 700 et 900 euros mensuels. Dès l'an prochain, les ...

Malgré plusieurs revalorisations ces dernières années, les pensions d'indépendants demeurent particulièrement faibles : de 1.200 à 1.350 euros par mois pour un isolé, avec une carrière complète. Et comme tout le monde n'a pas une carrière complète, loin de là, les montants moyens effectifs oscillent plutôt entre 700 et 900 euros mensuels. Dès l'an prochain, les indépendants en personne physique pourront améliorer leur maigre pension en souscrivant une pension complémentaire, comme c'est déjà le cas pour les salariés (via l'assurance-groupe) ou les dirigeants d'entreprise. Ils bénéficieront en outre d'une réduction d'impôt de 30 % sur les primes payées. " C'est un pas supplémentaire vers la généralisation des pensions complémentaires et vers l'harmonisation des régimes ", a déclaré le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR). Le dispositif devrait être soumis prochainement au Parlement, en vue d'une entrée en vigueur l'an prochain. Les cotisants devront respecter la règle des 80 % : le total des pensions légales et complémentaires ne peut excéder 80 % de la dernière rémunération annuelle (la référence pourrait être étendue à la moyenne des trois dernières années). Dans la pratique, la règle des 80 % signifie que les personnes qui gagnent moins de 30.000 euros par an ne pourront pas cotiser à cette pension complémentaire. Et elles sont un paquet dans le cas puisqu'un indépendant sur six vit avec moins de 1.115 euros par mois (selon une étude du Syndicat neutre des indépendants). Rappelons qu'il existe déjà une pension libre complémentaire pour indépendants (PLCI), dont les cotisations sont strictement plafonnées. Il sera possible de cumuler les deux formules, à condition de respecter la règle des 80 %. L'épargne-pension (troisième pilier) n'est pas concernée par cette règle. Christophe De Caevel