Si le nombre de cambriolages a baissé depuis les divers confinements, près de 50.000 logements belges ont tout de même fait l'objet d'une intrusion en 2021, soit presque 130 par jour. Heureusement, il existe des solu- tions d'alerte et de dissuasion assez convaincantes, faciles à installer et de plus en plus polyvalentes. Longtemps réservées aux sociétés de surveillance, les caméras de sécurité se sont démocratisées avec la généralisation des smartphones, des appareils connectés et des réseaux wifi domestiques. Il suffit de les relier au net pour qu'elles autorisent la surveillance à distance de son domicile 24 heures/24, que l'on soit endormi chez soi ou en voyage à l'autre bout de la planète.
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Si le nombre de cambriolages a baissé depuis les divers confinements, près de 50.000 logements belges ont tout de même fait l'objet d'une intrusion en 2021, soit presque 130 par jour. Heureusement, il existe des solu- tions d'alerte et de dissuasion assez convaincantes, faciles à installer et de plus en plus polyvalentes. Longtemps réservées aux sociétés de surveillance, les caméras de sécurité se sont démocratisées avec la généralisation des smartphones, des appareils connectés et des réseaux wifi domestiques. Il suffit de les relier au net pour qu'elles autorisent la surveillance à distance de son domicile 24 heures/24, que l'on soit endormi chez soi ou en voyage à l'autre bout de la planète. Certes, elles ne remplaceront jamais le déplacement d'agents sur site, mais elles se parent de nombreux atouts: reconnaissance faciale, micros bidirectionnels, projection de lumière et déclenchement de sirène pour faire fuir les importuns... Résistantes à la pluie, opérationnelles jour et nuit grâce au système de vision nocturne, pilotables à distance, certaines sont capables de distinguer les animaux des voitures et des humains. D'autres modèles peuvent également distinguer les membres de la famille du facteur ou d'un intrus. De quoi les rendre plus sûres qu'un système d'alarme traditionnel? "Les alarmes traditionnelles sont fantastiques pour détecter les mouvements de base mais elles ont souvent du mal à capturer les preuves vidéo ou les détails d'un crime, explique Tegan Jolly, responsable du marketing de la marque Arlo. Les systèmes de sécurité alimentés par l'intelligence artificielle (IA) comme les nôtres utilisent certaines des technologies les plus avancées pour apporter une nouvelle dynamique à la sécurité domestique et permettre aux propriétaires de personnaliser le niveau de protection en fonction de leurs propres besoins." Au lieu de se contenter de détecter les mouvements, les caméras IA peuvent identifier précisément le moment où une personne ou un véhicule a été repéré et envoyer instantanément la vidéo sur un téléphone portable, ce qui permet aux propriétaires d'avoir un meilleur contrôle. Et Tegan Jolly d'insister: "En outre, le stockage vidéo sur le cloud signifie que toute activité capturée est conservée en toute sécurité comme preuve, ce qui en fait un moyen sûr de protéger votre maison". Surtout, leur mise en route est d'une facilité déconcertante. Il suffit de les connecter au wifi et d'installer l'appli dédiée sur votre smartphone. En cas d'alarme vous serez prévenu par une notification, un SMS ou un mail. Et si intrus il y a, il ne reste plus qu'à contacter la police, images à l'appui. Autant dire que pour une fraction du prix des services professionnels, ces objets connectés peuvent rendre de sacrés services: vérifier l'intégrité du foyer à distance pendant les vacances, être alerté du retour des enfants ou dialoguer avec un livreur. Le foyer gagne en confort grâce aux objets connectés et à la domotique, de plus en plus abordables. Jamais, en Europe, il ne s'est vendu autant de caméras de surveillance (à partir de 30 euros) et de systèmes d'éclairage "intelligents" comme les ampoules et les prises commandables depuis un smartphone ou un assistant vocal, accessibles pour une vingtaine d'euros. Moins de 100 euros suffisent pour se payer une sonnette connectée, très efficace pour ouvrir au facteur ou au livreur. Beaucoup moins gadgets et pratiques quand vous êtes absent, les caméras intelligentes pilotables au smartphone sont tombées sous la barre des 250 euros. Face à cette offre pléthorique, quels critères privilégier? Arlo, Nest, Netatmo, Ring... Nombreux sont les constructeurs à s'être taillé une réputation sur ce nouveau marché. Mais si ces caméras diffèrent les unes des autres par leur prix, elles se distinguent également par leurs caractéristiques et leur qualité générale. A 299,99 euros, la Nest Cam avec projecteur, uniquement filaire, est l'une des options les plus chères du marché. Mais elle a pour elle la puissance de son éclairage, des fonctions intelligentes, une nouvelle puce d'apprentissage automatique et de nombreux avantages pour les fidèles de l'écosystème Google. Seul écueil: elle nécessite encore une installation filaire là où d'autres modèles se raccordent sans câble au wifi grâce à des batteries surpuissantes, rechargeables sur un port USB et assurant une autonomie de trois mois à... un an. C'est le cas de la nouvelle Arlo Go 2 (299,99 euros) qui peut même se passer de wifi au profit d'une carte SIM. Parfaitement étanche, elle ne craint pas la pluie et pourra donc être installée au fond du jardin comme au bord de la piscine. Cerise sur le gâteau: elle est entièrement dopée à l'intelligence artificielle, ce qui lui permet d'assurer la détection des personnes, la reconnaissance faciale, le suivi automatique des mouvements et même l'identification des objets. Pour les caméras d'intérieur, une des valeurs sûres reste la caméra wifi Pan & Tilt de Yale (70 euros). Capable de détecter un mouvement, elle permet de zoomer sur la personne et de la suivre automatiquement. Son objectif s'incline pour filmer à 355 degrés, de jour comme de nuit. Les vidéos enregistrées sont chiffrées et stockées sur carte microSD, et les images transmises, où que vous soyez, en 1080 p sur l'écran de votre smartphone. La caméra intérieure intelligente Netatmo (199 euros), quant à elle, exploite la reconnaissance faciale pour faire la différence entre un inconnu et un proche. En cas de visage non répertorié, elle envoie une alerte sur le smartphone du propriétaire, accompagnée de la photo et de la vidéo de l'événement, et déclenche une sirène (110 euros en option) de 110 dB pour faire fuir les intrus. Elle sait même se mettre en marche toute seule lorsque l'on s'absente de la maison. Quelle est la prochaine étape en termes de sécurité fonctionnant avec l'IA? "Nous développons en permanence l'intelligence artificielle de nos caméras et nous étudions actuellement les moyens d'intégrer Arlo à d'autres produits d'IA pour la maison intelligente, comme l'éclairage et les serrures ainsi que des fonctions de détection encore plus détaillées", éclaire Tegan Jolly. Aujourd'hui, dans un foyer européen on compte une moyenne de 20 objets connectés: enceintes, TV, caméras, détecteurs de mouvements, thermostats... Grâce à eux, la maison tout entière devient un vaste espace connecté, de la cuisine à la chambre en passant par le garage. Grâce à des protocoles comme Matter, qui regroupe quelque 220 entreprises, ces appareils fonctionnent déjà en écosystème: ils peuvent se connecter entre eux, parler le même langage et agir en groupe selon des scénarios. Demain, ils seront capables d'anticiper les décisions de l'utilisateur, de s'adapter en temps réel à ses routines ou ses changements de planning, sans que le propriétaire ait à s'en préoccuper. Un exemple? Prenons le cas de Concierge, du fabricant français Netatmo. Ce bouton connecté qui ressemble à la sonnette d'un hôtel de luxe est une passerelle intelligente dont la vocation consiste à simplifier l'environnement connecté. Aucune configuration n'est nécessaire. Un simple jeu de questions-réponses et le produit s'occupe de tout. Quand vous quittez la maison, il suffit d'appuyer sur le bouton pour que les volets baissent, les lumières s'éteignent, la caméra s'allume... L'intérêt du système tient à son intelligence artificielle. Le produit apprend pour devenir autonome. Et ce phénomène n'est pas près de s'essouffler. Que le résident soit présent à son domicile ou non, la maison connectée veille.