Des perspectives... lointaines. Le secteur horeca était mitigé après l'annonce lors du dernier Codeco vendredi dernier d'une possible réouverture le 1er mai. Oui, une date est à présent sur la table. Mais elle est à la fois lointaine et, surtout, incertaine. "Je voudrais que l'on supprime enfin les points de suspension, lance Thierry Neyens, président de la Fédération Horeca Wallonie. Il faut une réouverture totale le 1er mai au plus tard. Notre secteur s'était préparé à rouvrir pour les vacances de Pâques, avec tout un protocole sanitaire. Aujourd'hui, c'est la déception." Afin de pouvoir tenir encore deux...

Des perspectives... lointaines. Le secteur horeca était mitigé après l'annonce lors du dernier Codeco vendredi dernier d'une possible réouverture le 1er mai. Oui, une date est à présent sur la table. Mais elle est à la fois lointaine et, surtout, incertaine. "Je voudrais que l'on supprime enfin les points de suspension, lance Thierry Neyens, président de la Fédération Horeca Wallonie. Il faut une réouverture totale le 1er mai au plus tard. Notre secteur s'était préparé à rouvrir pour les vacances de Pâques, avec tout un protocole sanitaire. Aujourd'hui, c'est la déception." Afin de pouvoir tenir encore deux mois, l'horeca réclame de nouvelles aides. "Il va falloir nous indemniser à nouveau, sinon la crise sanitaire va se transformer en véritable hécatombe, lâche l'administrateur et trésorier de la Fédération Horeca Bruxelles, Fabian Hermans. Nous sommes en train de négocier une aide complémentaire à la fameuse prime Tetra qui va être déployée sous peu." Même combat côté wallon. "Le gouvernement nous dit qu'il va travailler en urgence sur une aide complémentaire, explique Thierry Neyens. Mais il faut que cela aille vite. Pas comme l'aide forfaitaire précédente annoncée début févier avec une activation de la plateforme le 10 mars et l'octroi des liquidités dans les huit jours. Si nous recevons une aide complémentaire dans deux mois, c'est à nouveau 10 ou 20% d'entreprises qui n'ouvriront pas le moment venu." Pour relâcher quelque peu la pression, l'idée de permettre aux établissements d'ouvrir leur terrasse est parfois évoquée, mais rien n'est encore prévu à ce stade. "Si l'on obtient l'ouverture des terrasses, il faudra que ce soit avec les sanitaires, sinon cela n'a pas beaucoup de sens", prévient Fabian Hermans. A Middelkerke, le bourgmestre Jean-Marie Dedecker (LDD) a décidé, pour sa part, de braver l'interdit. L'élu appelle à "l'incivisme politique" et annonce que les établissements de sa commune ont le droit d'installer leur terrasse dès cette semaine. Les représentants du secteur, eux, condamnent. "C'est de la récupération populiste, lance Thierry Neyens. Avancer cela sans qu'un protocole strict n'ait été mis en place, ça n'a aucun sens. Il n'y a aucune possibilité de repli à l'intérieur, aucune possibilité d'utiliser les sanitaires, etc. Le bourgmestre n'a pas la capacité de gérer une foule et refile donc la patate chaude à l'horeca." De manière générale, le secteur prône plutôt une réouverture globale. "Si l'on ne permet l'ouverture que des terrasses, cela engendrera une discrimination entre les établissements, avance notre interlocuteur. Ensuite, même pour les établissements avec terrasse, ce ne sera pas rentable. C'est du travail à perte. Enfin, au niveau organisationnel, ce n'est pas gérable. Il sera très compliqué de cadrer les choses. Or, on ne peut demander une flexibilité trop forte à notre personnel. Il faut une activité la plus linéaire possible."