L'actualité nous le rappelle régulièrement : les investissements boursiers sont des investissements à risque et c'est encore plus vrai dans le domaine pharmaceutique. UCB a subi l'une des plus fortes chutes enregistrées à la Bourse de Bruxelles, en reculant de plus de 18 % après la publication des résultats d'une étude concernant l'un de leurs médicaments l...

L'actualité nous le rappelle régulièrement : les investissements boursiers sont des investissements à risque et c'est encore plus vrai dans le domaine pharmaceutique. UCB a subi l'une des plus fortes chutes enregistrées à la Bourse de Bruxelles, en reculant de plus de 18 % après la publication des résultats d'une étude concernant l'un de leurs médicaments les plus prometteurs, à savoir le Romosozumab. L'étude a certes confirmé l'intérêt de ce médicament dans le traitement de l'ostéoporose, avec une réduction " significative " du nombre de nouvelles fractures. Mais elle a aussi montré " un déséquilibre dans les événements indésirables graves cardiovasculaires ". Cet élément retarde évidemment le processus d'approbation du Romosozumab, qui n'est donc plus attendu aux Etats-Unis, ce qui a bien évidemment inquiété les investisseurs. D'où cette dégringolade d'un niveau qui n'avait plus été atteint à Bruxelles depuis 20 ans. UCB a assuré dans un communiqué que cette nouvelle n'affecterait pas ses prévisions financières pour 2017. Depuis, le titre remonte légèrement. Certains y croient manifestement, à l'image de la présidente d'UCB, Evelyn du Monceau, héritière de la famille Janssen, qui a profité de la chute du cours pour acheter pour plus de 3 millions d'euros d'actions. D'autres mouvements boursiers sont potentiellement plus problématiques. La FSMA a ainsi ouvert une analyse concernant le directeur financier d'UCB, Ismail Kola. Le 15 mai, soit une semaine avant la publication de l'étude sur le Romosozumab, il a en effet écoulé pour plus de 3,8 millions d'euros d'actions UCB, réalisant une plus-value de 2,1 millions d'euros. Interrogé par La Libre, UCB assure que le directeur scientifique ne pouvait pas être au courant des résultats à ce moment-là. Christophe De Caevel