Les grandes multinationales américaines, Apple en tête, ont beau rapatrier massivement leurs milliards de bénéfices stockés à l'étranger, rien n'y fait. Le dollar reste sous pression. Surtout face à l'euro, qui ne cesse lui de s'apprécier vis-à-vis du billet vert.
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Les grandes multinationales américaines, Apple en tête, ont beau rapatrier massivement leurs milliards de bénéfices stockés à l'étranger, rien n'y fait. Le dollar reste sous pression. Surtout face à l'euro, qui ne cesse lui de s'apprécier vis-à-vis du billet vert. On peut même parler d'un début d'année en fanfare pour la monnaie européenne qui vient de toucher ces jours-ci le plafond de 1,22 dollar (pour un euro), soit son plus haut niveau depuis trois ans. C'était fin 2016 : l'euro était alors tombé à 1,05 dollar. La raison de cette bonne forme actuelle ? C'est clairement l'embellie économique et " une zone euro qui tourne mieux ", selon le chief strategist de BNP Paribas Fortis Philippe Gijsels. D'un autre côté, on parle de l'effet Trump et de l'affaiblissement de l'image des Etats-Unis auprès des investisseurs. Mais aussi de l'action des banques centrales, en particulier asiatiques, qui diversifient leurs réserves de change pour réduire leur exposition au risque dollar, surtout si les emprunts d'Etat américains accéléraient leur baisse. Bref, la faiblesse actuelle du dollar est en fait la force de l'euro. Ce dernier pourrait-il dès lors grimper encore plus haut et revenir à 1,40 dollar, son niveau de 2014, avant que la Banque centrale européenne ne lance son programme de rachat d'actifs ? Non, estime Philippe Gijsels, pour qui la BCE ne veut pas d'un euro qui monte trop vite. " Elle va faire en sorte pour qu'il se stabilise autour de 1,22 dollar, soit son point d'équilibre naturel ", conclut l'expert de BNP Paribas Fortis.