Voulant montrer, elle aussi, sa détermination à lutter contre l'inflation, la Banque centrale européenne (BCE) a frappé plus fort que prévu lors de sa dernière (et très attendue) réunion du Conseil des gouverneurs le 21 juillet dernier. Avec une hausse de taux d...

Voulant montrer, elle aussi, sa détermination à lutter contre l'inflation, la Banque centrale européenne (BCE) a frappé plus fort que prévu lors de sa dernière (et très attendue) réunion du Conseil des gouverneurs le 21 juillet dernier. Avec une hausse de taux de 0,50% (au lieu 0,25% comme annoncé en juin), soit la première depuis hausse depuis juillet 2011, elle a ramené le taux de la facilité de dépôt à 0%, alors qu'il était jusqu'ici encore négatif à -0,50%. Bref, les banques ne doivent plus payer pour déposer leurs liquidités excédentaires auprès de la gardienne de l'euro, ce qui marque la sortie officielle des taux négatifs en Europe. Craignant par ailleurs le scénario d'une nouvelle crise de la dette en Europe alors que l'Italie se retrouve à nouveau dans le collimateur des marchés suite à la démission du Premier ministre Mario Draghi (ex-président de la BCE avant Christine Lagarde), l'institut de Francfort a également créé un nouvel instrument de politique monétaire. Baptisé TPI (pour "Transmission Protection Instrument"), ce dernier est destiné à éviter une "fragmentation" de la zone euro, c'est-à-dire une situation où les rendements obligataires de certains pays sont beaucoup plus élevés que d'autres. Et ce, alors que l'euro s'est affaibli et que l'horizon économique s'assombrit.