" Président d'une organisation professionnelle, ce n'est pas un emploi permanent. Le président qui n'a pas pu marquer la structure de son empreinte en quatre à cinq ans, il ne le fera jamais. " Philippe Godfroid, qui conduit l'UCM depuis 2012, a décidé de ne pas achever son second mandat. Il quittera ses fonctions en ce mois de juin.
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" Président d'une organisation professionnelle, ce n'est pas un emploi permanent. Le président qui n'a pas pu marquer la structure de son empreinte en quatre à cinq ans, il ne le fera jamais. " Philippe Godfroid, qui conduit l'UCM depuis 2012, a décidé de ne pas achever son second mandat. Il quittera ses fonctions en ce mois de juin. Quelle empreinte a-t-il imprimé sur la structure pendant ces cinq années ? " J'ai mis en place une réforme de notre organisation, en instaurant une liaison entre nos métiers (caisses d'assurances sociales, caisse d'allocations familiales, guichet d'entreprises, secrétariat social et peut-être faudrait-il en ajouter d'autres demain, l'outplacement par exemple) et l'action plus syndicale avec le groupe des 10 ", explique-t-il. Il a aussi arraché l'entrée d'administrateurs " indépendants " (l'ancienne ministre Sabine Laruelle, le patron de la Sowalfin Jean-Pierre Di Bartolomeo, le directeur de Trends- Tendances Amid Faljaoui) pour " sortir les discussions de notre petit microcosme ". " Vous n'imaginez pas à quel point ce fut considéré comme une révolution à l'UCM ", sourit Philippe Godfroid. Il aurait aimé porter la modernisation un cran plus loin, en instaurant une forme de holding chapeautant tous les flux financiers de l'UCM et qui serait dirigée par un CEO. " Nous avons un CA de 32 personnes, poursuit-il. Ce n'est pas facile de réunir régulièrement autant de personnes. C'est pourquoi je souhaitais la création d'un organe plus restreint avec une délégation de pouvoirs. " Philippe Godfroid s'est heurté à l'organisation provinciale de l'Union des classes moyennes. Le conseil d'administration avait validé, en décembre dernier, l'engagement d'un consultant pour plancher sur diverses formules d'optimalisation de la structure du groupe. Mais les associations provinciales n'ont pas suivi et le projet a été mis entre parenthèses. Ce n'était pas la première fois que le scénario se produisait. Philippe Godfroid a ainsi voulu voir clair dans les rémunérations, indemnités et autres jetons de présence distribués dans les... 130 ASBL qui composent l'UCM (comme quoi, les structures publiques wallonnes n'ont rien inventé !). " C'est de l'ingérence, m'ont lancé alors certaines de ces ASBL, soupire-t-il. Moi, je n'en revenais pas. J'ai eu la conviction que nous étions arrivés au bout des réformes que je pouvais mener. La suite, ce sera pour mon successeur. "