Lire du Simon Liberati, c'est toujours un voyage intense. Que dire alors de cet Occident, roman-monstre de près de 500 pages que l'on annonce comme une introspection d' "un Occident en déliquescence ", à en croire la quatrième de couverture ? Mis en concurrence avec le Sérotonine de Michel Houellebecq lors de la rentrée littéraire de janvier, Liberati partage avec son ami cette envie de porter un regard singulier sur l'époque à travers des personnages en décalage. " Michel est, me semble-t-il, plus dominateur, plus agressif dans ses romans et ses personnages ", analyse Simon Liberati, acceptant pourtant sans souci la comparaison avec l'auteur-star de ce début d'année. " Moi, je pense être plus opportuniste, à prendre les choses comme elles viennent et à bric...