Les promoteurs ne qualifient-ils pas un peu vite leur projet du terme d'éco-quartier ?

Une bonne partie des prétendus éco-quartiers qui se veulent respectueux de l'environnement ne suivent en effet pas une véritable démarche de développement durable. Mais il faut aussi relever que les promoteurs ne sont qu'un des acteurs. Un projet d'éco-quartier est un projet d'aménagement dont le cahier...

Une bonne partie des prétendus éco-quartiers qui se veulent respectueux de l'environnement ne suivent en effet pas une véritable démarche de développement durable. Mais il faut aussi relever que les promoteurs ne sont qu'un des acteurs. Un projet d'éco-quartier est un projet d'aménagement dont le cahier des charges doit être rédigé par la ville. Un promoteur est là pour vendre, il utilise donc tous les arguments marketing à sa disposition. Mais ce n'est pas lui qui peut décréter ou labelliser son projet. Il peut certes financer une labellisation à l'échelle du quartier comme à celle du bâtiment mais ces labellisations d'organismes privés, comme LEED NB ou BREEAM Community, sont très centrées sur les préoccupations environnementales et mesurent très peu les impacts du projet pour la ville, la contribution du projet au développement durable de la ville. Les habitants et usagers de quartier devraient s'approprier les référentiels existant qui comportent des objectifs les concernant afin d'évaluer eux-mêmes les projets ou de demander à la ville de mener cette évaluation en toute transparence. C'est incontestablement l'évaluation, laquelle permet l'amélioration continue du projet, qui est le point faible d'un grand nombre de développements. Bien sûr que non. Les premières démarches élaborées à la fin des années 1990 ou au début des années 2000 comme la démarche HQE2R (France, Pays-Bas, Allemagne, Danemark, Italie, Espagne et Royaume Uni) concernaient avant tout des projets de renouvellement urbain.