Pour l'économiste américain James K Galbraith, le rejet par Donald Trump de l'Accord de Paris sur le climat n'a rien d'un raisonnement économique. " Aucun argument économique ne peut exister sur le sujet et en tout état de cause, il n'y a aucun indice d'une argumentation économique à quelque niveau que ce soit dans l'administration Trump, nous dit-il. Une administration qui agit par c...

Pour l'économiste américain James K Galbraith, le rejet par Donald Trump de l'Accord de Paris sur le climat n'a rien d'un raisonnement économique. " Aucun argument économique ne peut exister sur le sujet et en tout état de cause, il n'y a aucun indice d'une argumentation économique à quelque niveau que ce soit dans l'administration Trump, nous dit-il. Une administration qui agit par combinaison de décisions politiques médiocres et de faveurs données à des amis. Et dans ce cas-ci, de faveurs consenties aux donateurs du parti républicain qui sont des émetteurs de carbone. " L'économiste relativise aussi fortement la réalité de la nouvelle politique protectionniste des Etats-Unis. " Jusqu'à présent, je n'ai pas beaucoup vu de protectionnisme à l'oeuvre, et je doute que cela change, dit-il. Donald Trump a certes le pouvoir d'imposer des tarifs douaniers, mais il y a d'importantes forces politiques contre le protectionnisme, spécialement dans le parti républicain et auprès des industriels qui constituent ses soutiens les plus solides. Cependant, l'attitude de la Maison-Blanche ne sera pas sans effet sur la redistribution des cartes mondiales, poursuit-il. " L'Europe cherchera à se rapprocher de la Russie et à entretenir avec elle une relation plus stable, ce qui aurait des avantages réciproques, d'un côté pour l'industrie européenne (spécialement allemande) et de l'autre pour les fournisseurs russes de matières premières. C'est la conséquence naturelle de la diminution de la présence et du rôle des Etats-Unis." La Chine elle-même n'apparaît pas comme gagnante à ce jeu diplomatique voyant le retrait des Etats-Unis car, souligne James Galbraith, elle doit faire face à des défis de plus en plus importants, spécialement sur le front des ressources et de l'environnement. " Et d'ailleurs, ajoute James Galbraith, c'est une réflexion occidentale quelque peu idiote de voir la Chine comme 'jouant un jeu' diplomatique ! "