Des dizaines de milliards d'euros dorment actuellement sur les comptes d'épargne et ne rapportent rien. D'où l'idée de mobiliser une partie de cet argent pour venir en aide aux entreprises de Flandre touchées par le coronavirus via un plan de redressement multi-facettes dont le bras armé sera la Société de participation flamande (Participatiemaatschappij Vlaanderen). La Flandre s'apprête...

Des dizaines de milliards d'euros dorment actuellement sur les comptes d'épargne et ne rapportent rien. D'où l'idée de mobiliser une partie de cet argent pour venir en aide aux entreprises de Flandre touchées par le coronavirus via un plan de redressement multi-facettes dont le bras armé sera la Société de participation flamande (Participatiemaatschappij Vlaanderen). La Flandre s'apprête ainsi à étendre la technique des win-win aandelen, rebaptisées pour la circonstance vriendeneaandelen (actions amicales). Leur principe ? Un particulier pourra investir 75.000 euros maximum dans une PME et une société, 300.000 euros. Tous deux bénéficieront d'un avantage fiscal de 2,5% pendant cinq ans. L'autre mesure phare de ce plan de redressement est la constitution d'un Welvaartfonds (fonds de bien-être) doté d'un capital de 500 millions dont 260 devraient être apportés par les particuliers. En échange, ces derniers bénéficieront d'un double avantage. Un avantage fiscal annuel de 2,5% tout d'abord, limité à 1.000 euros par contribuable, des droits de succession limités à 3% ensuite, ainsi que la non-prise en compte des parts de ce fonds dans le total de la succession. Côté entreprises, l'accent sera mis sur l'éthique, l'ancrage flamand , les entreprises débutantes, les sociétés novatrices ainsi que les filiales flamandes de groupes étrangers désireuses de recouvrer leur autonomie. Les épargnants répondront-ils à l'appel ? Certains ont encore en mémoire le désastre d'Arkimedes, un fonds lancé en 2005 par le gouvernement flamand pour encourager les épargnants à investir dans des PME en création ou en développement. Au fil des ans, la valeur de leurs actions avait fondu de 250 à 80 euros par titre, le fonds finissant par être liquidé en 2018. Le gouvernement flamand ayant dès le départ garanti à chaque épargnant qu'il récupérerait 90% de sa mise, celui-ci n'y a pas trop perdu mais, cette fois, il n'y aura pas de garantie analogue.