Rarement début de campagne électorale aura été aussi maladroit. Président du sp.a, parti qui se présentera en cartel avec Groen lors des prochaines communales anversoises avec l'ambition de faire tomber Bart De Wever, Tom Meeuws avait vigoureusement critiqué la présence de ce derni...

Rarement début de campagne électorale aura été aussi maladroit. Président du sp.a, parti qui se présentera en cartel avec Groen lors des prochaines communales anversoises avec l'ambition de faire tomber Bart De Wever, Tom Meeuws avait vigoureusement critiqué la présence de ce dernier à une fête d'anniversaire donnée par Erik van der Paal, un important promoteur immobilier de la place. Dans une lettre ouverte, Tom Meeuws avait cru bon d'ajouter que des dérogations en matière de hauteur ou de volumes pouvaient " être réglées en direct avec l'échevin compétent". C'était en dire trop ou pas assez, et c'était surtout oublier de balayer devant sa porte... car le dénonciateur entretenait lui-même, en tant que consultant, des liens étroits avec Land Invest, de sorte qu'au fil des déballages, l'accusateur s'est progressivement trouvé décrédibilisé. Pour John Crombez, président du sp.a, Tom Meeuws a manifestement " commis une erreur d'appréciation " et au sein du parti, 45 % des électeurs sont du même avis. Chez Groen, ce pourcentage grimpe à 55 %. Du côté de la N-VA, en revanche, seuls 3 % des électeurs estiment que leur bourgmestre a commis une erreur en se rendant à cette réception. Pire : 65 % des 1.000 Anversois interrogés à la demande du quotidien Het Nieuwsblad estiment ébranlée leur confiance dans le cartel emmené par l'écologiste Wouter van Besien. Chez Groen, ils sont 49 % et au sp.a 23 %.