Ils avaient l'un et l'autre quitté les feux de la rampe. Certains évoquaient même une descente aux enfers. Et les voilà qui, à l'unisson, renaissent de leurs cendres. Anciens numéros un du ranking mondial, Brooks Koepka et Jordan Spieth ont retrouvé leurs meilleures sensations en ce début d'année. Le premier a récemment remporté l'Open de Phoenix et le second vient d'aligner deux prometteurs top 5. A un peu plus de six mois de la Ryder Cup, voilà d'excellentes nouvelles pour le sélectionneur américain Steve Stricker!
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Ils avaient l'un et l'autre quitté les feux de la rampe. Certains évoquaient même une descente aux enfers. Et les voilà qui, à l'unisson, renaissent de leurs cendres. Anciens numéros un du ranking mondial, Brooks Koepka et Jordan Spieth ont retrouvé leurs meilleures sensations en ce début d'année. Le premier a récemment remporté l'Open de Phoenix et le second vient d'aligner deux prometteurs top 5. A un peu plus de six mois de la Ryder Cup, voilà d'excellentes nouvelles pour le sélectionneur américain Steve Stricker! On se souvient qu'entre 2017 et 2019, Koepka avait tout renversé sur son passage. Impressionnant dans tous les secteurs du jeu, il avait notamment remporté quatre tournois du Grand Chelem (deux US Open et deux PGA Championship) durant cette période. Il semblait lancé pour écrire l'histoire. Mais des soucis aux hanches et aux genoux freinèrent subitement son envol. En souffrance, il se mit même à ne plus passer les cuts. "Ce fut comme la traversée d'un long tunnel. Je me suis posé plein de questions. J'étais au bord de la dépression. Je me demandais carrément si je retrouverais un jour mon meilleur niveau", a confié le Floridien après son sacre de Phoenix. Le retour au sommet de Jordan Spieth est aussi très intéressant. Enfant prodige du golf mondial, le Texan semblait à la fois marcher sur l'eau et sur les traces de Tiger Woods lorsqu'il s'adjugea, en 2015, le Masters à l'âge de 21 ans. Dans la foulée, il remporta l'US Open puis le British Open en 2017. Rien ni personne ne semblait pouvoir l'arrêter. Puis soudain, la belle mécanique s'est enrouée. Jusque-là impérial sur les greens, il se mit à manquer des putts. Et à se poser mille questions. En golf, ça ne pardonne pas. En manque de confiance, le métronome de Dallas sombra alors dans les abîmes des classements. Pas une victoire depuis son titre au Royal Birkdale en 2017 et une quinzaine de cuts ratés en trois ans. Fin janvier, Spieth pointait à la 92e place du classement mondial, sans accès aux grands tournois, prisonnier d'une terrible spirale négative. En terminant à la quatrième place à Phoenix, puis à la troisième à Pebble Beach, il semble avoir retrouvé le bon chemin. Il attend désormais ce petit déclic qui lui permettra de soulever à nouveau un trophée. "J'ai le sentiment de progresser chaque semaine. Mon putting est bien plus solide et, du coup, c'est tout mon jeu qui est mieux en place", confie-t-il, le regard déjà tourné vers le Masters d'Augusta, son tournoi favori. En 2016, largement en tête à neuf trous de la fin, il avait été tout près d'ajouter une deuxième green jacket à sa garde-robe. Mais deux balles envoyées dans l'eau sur le trou n°12 ruinèrent ses espoirs. Dans sa tête, il ne s'est pas encore tout à fait remis de cette mésaventure. C'est ce qui, sans doute, l'empêche actuellement de porter l'estocade lors des derniers tours.