" Je regarde en avant, pas en arrière ". La nouvelle CEO de Brussels Airlines, Christina Foerster, n'a rien dit sur le départ forcé de son prédécesseur, Bernard Gustin, lors de son premier contact avec la presse belge. Que voit-elle quand elle regarde " en avant " ? Elle espère une forte " amélioration de la rentabilité, qui est actuellement insuffisante pour financer la croissance ". Les bénéfices de Brussels Airlines avaient fondu en 2017, alors que le groupe Lufthansa, maison mère de la compagnie belge, battait des records. Souci principal : sortir le réseau européen du rouge. " Nous espérons y arriver cette année ", grâce à la reprise de la croissance économique et à l'apport de Thomas Cook, qui a transféré ses passagers belges à Brussels Airlines. Mais également grâce à l'intégration de Brussels Airlines au sein du pôle " point à point " de Lufthansa, Eurowings, en développement, auquel la compagnie belge est rattachée depuis un an. Eurowings visant le marché low cost (Ryanair, Wizzair, Easyjet, etc.), ce sujet inquiète fortement en Belgique.

Aujourd'hui, un ticket à 100 euros pour un vol européen est considéré comme étant trop élevé.

Christina Foerster, qui vient du groupe Lufthansa, a du mal à comprendre que cette stratégie soit mal perçue en Belgique, notamment car elle suppose un changement de marque. " Je ne connais pas de compagnie paneuropéenne utilisant différents noms locaux ", dit-elle. Elle a toutefois décidé de reporter le changement, " car le sujet est très émotionnel ". Pour elle, les petites compagnies locales et indépendantes n'ont pas d'avenir, elle ont trop de coûts centraux, " c'est pour cela que l'on assiste à une consolidation européenne ". L'objectif ? Répartir les frais de l'IT et du commercial sur le plus grand nombre de sièges possible, gagner de l'argent avec des tickets à petit prix. " Aujourd'hui, un ticket à 100 euros pour un vol européen est considéré comme étant trop élevé ", constate la nouvelle CEO. Cette intégration, assure-t-elle, ne diminuera pas l'activité en Belgique.

Dépêchée au poste de commercial chief officer de Brussels Airlines en 2017, Christina Foerster travaille au sein de Lufthansa depuis 2002.