L'attractivité de la Belgique a le vent en poupe. C'est ce qui ressort du baromètre annuel réalisé par le consultant EY. En 2018, notre pays a attiré 278 projets d'investissements, soit une hausse de 29 % par rapport à 2017. Vu la situation politique, c'est une excellente nouvelle, d'autant plus qu'elle s'inscrit dans un contexte européen morose. La moyenne européenne montre, ...

L'attractivité de la Belgique a le vent en poupe. C'est ce qui ressort du baromètre annuel réalisé par le consultant EY. En 2018, notre pays a attiré 278 projets d'investissements, soit une hausse de 29 % par rapport à 2017. Vu la situation politique, c'est une excellente nouvelle, d'autant plus qu'elle s'inscrit dans un contexte européen morose. La moyenne européenne montre, en effet, un recul (-4%) avec notamment un véritable désamour pour le Royaume-Uni (-13%) ¬ ce qui, vu le Brexit, était prévisible ¬ mais aussi pour l'Allemagne (-13%). Ces 278 projets délivreront, à terme, 7.363 emplois, soit 26 jobs par projet. La Flandre se taille la part du lion avec 169 projets (5.366 emplois) devant Bruxelles (61-107) et la Wallonie (48-1.890). Les Etats-Unis demeurent les premiers investisseurs en Belgique (51 projets), devant la France (44) et les Pays-Bas (32). Les secteurs privilégiés sont les services, les transports et la logistique, l'agroalimentaire, le numérique et la production de moyens de transport. Les projets les plus importants en termes d'emplois sont connus depuis longtemps : expansion en Flandre d'Aldi et de Lidl, installation de Thunder Power à Gosselies et d'Alibaba à Liège ou le développement de Volvo (Geely) à Gand. Signalons encore que ces projets intègrent l'installation de 19 nouveaux quartiers généraux. Le meilleur résultat depuis 2007 et la grande époque des intérêts notionnels. EY y voit l'ombre du Brexit. Enfin, le baromètre examine aussi nos points forts et nos faiblesses. Parmi les premiers : la qualité de notre main-d'oeuvre, les infrastructures de transport et de logistique et la qualité de vie. Parmi les seconds, on trouve, sans surprise, nos problèmes de mobilité et l'état de nos routes et autoroutes. Mais aussi la fiscalité. Certes, l'impôt des sociétés a baissé (25 % en 2020) mais n'est pas au niveau de la moyenne européenne (20 %).