La semaine dernière, HSBC a doublement créé la surprise. Elle a d'abord annoncé la démission de John Flint, son directeur général. Clairement poussé vers la so...

La semaine dernière, HSBC a doublement créé la surprise. Elle a d'abord annoncé la démission de John Flint, son directeur général. Clairement poussé vers la sortie, celui qui aura passé 31 ans au sein de la banque britannique n'est plus, aux yeux du conseil d'administration, l'homme capable de faire passer au groupe le cap du Brexit, des taux bas, de la digitalisation et des tensions commerciales accrues entre les Etats-Unis et la Chine (la banque a été fondée à Hong Kong en 1865). Mais cette démission, mal vécue par beaucoup dans la banque, s'accompagne également d'une vague de licenciements tout aussi inattendue. HSBC veut se séparer de 4% de ses forces vives, soient 4.000 personnes sur les 200.000 présents dans le monde entier. Cette vague vise essentiellement des managers seniors.