Le message est clair : les eurodéputés veulent la fin des plastiques jetables. Le mercredi 24 octobre, le Parlement européen, réuni à Strasbourg, a voté à une majorité écrasante un projet de directive qui vise à réduire l'incidence des produits plastiques à usage unique sur l'environnement.

Un beau succès aussi pour notre compatriote Frédérique Ries (MR), rapporteuse du texte voté. Le Parlement a même durci la proposition de législation issue de la Commission européenne. Cette législation vise à combattre la pollution marine due aux plastiques à usage unique, soit 105.000 tonnes déversées chaque année en Europe.

Quels en sont les points forts ? Des produits en plastique vont être purement et simplement interdits dans l'Union : les cotons-tiges, les couverts, les assiettes, les pailles, les touillettes et les tiges de ballon mais aussi, et c'est une nouveauté ajoutée par les eurodéputés, les emballages de fast-food en polystyrène expansé et les oxoplastiques (qui se décomposent en se fragmentant en microparticules). Seuls les sacs plastiques ultralégers n'ont pas été retenus dans la liste finale.

Pour les autres plastiques pour lesquels une alternative n'existe pas encore (emballages à usage unique pour les fruits, légumes, etc.), une réduction d'utilisation de 25 % est demandée pour 2025 avec, aussi, une mise en place, au niveau des Etats membres, de filières de recyclage et de récupération. Pour les produits liés au tabac, les fabricants vont devoir réduire la teneur en plastique des filtres de 50 % d'ici 2025 et de 80 % en 2030. En outre, le principe du pollueur-payeur va s'appliquer puisque les cigarettiers vont devoir participer aux frais engendrés par la collecte des filtres abandonnés, leur transport et leur traitement. Le même principe va s'appliquer pour les paquets de chips ou les emballages de sucreries. Enfin, pour les bouteilles en plastique, l'ambition est de les recycler à 90 % en 2025. Les bouchons devront être désormais indissociables des bouteilles.