"Il faut reconnaître que nous n'avons pas toujours fait ce qu'il fallait par le passé et nous en sommes sincèrement désolés. " Dans un e-mail transmis à tous les salariés le jeudi 8 novembre, le patron de Google, Sundar Pichai, a fait son mea culpa pour la façon dont l'entreprise a géré le harcèlement sexuel. Tout est parti d'un article du New York Times qui affirmait que Google ava...

"Il faut reconnaître que nous n'avons pas toujours fait ce qu'il fallait par le passé et nous en sommes sincèrement désolés. " Dans un e-mail transmis à tous les salariés le jeudi 8 novembre, le patron de Google, Sundar Pichai, a fait son mea culpa pour la façon dont l'entreprise a géré le harcèlement sexuel. Tout est parti d'un article du New York Times qui affirmait que Google avait couvert pendant des années des cas de harcèlement sexuel impliquant des dirigeants de l'entreprise. Comme Andy Rubin (qui a nié les faits), le créateur d'Android, certes viré de l'entreprise mais avec une indemnité de 90 millions de dollars ! Ou encore Rich DeVaul, le responsable de X, la division futuriste d'Alphabet, licencié en octobre alors que les premiers faits incriminants remontent à 2013. Suite à l'article, Google avait annoncé que ces deux dernières années, 48 salariés dont 13 hauts dirigeants avaient été licenciés sans indemnités pour harcèlement sexuel. Mais c'était trop tard, le mal était fait : le 1er novembre, des milliers d'employés dans le monde entier ont arrêté le travail pour réclamer plus de justice et de transparence. Ils ont donc été entendus... Dans son mail, Pichai promet de communiquer régulièrement sur les cas de harcèlement sexuel et sur les mesures disciplinaires prises. Il s'engage aussi à soutenir et accompagner les employés qui dénoncent de tels agissements. Enfin, à la demande générale, Google va aussi mettre fin à la " clause d'arbitrage " qui oblige les employés à recourir à une forme de médiation plutôt qu'à des poursuites judiciaires en cas de harcèlement sexuel. Elle sera optionnelle. Cette clause est fréquente dans les entreprises américaines. Uber y a aussi mis fin récemment après une série de scandales. Enfin, Google va renforcer les formations obligatoires sur ce sujet et décourager la consommation excessive d'alcool, impliquée dans 20 % des cas dénoncés dans l'entreprise.