La " Désunion européenne ". On ne peut pas dire que la Bulgare Kristalina Georgieva ait été désignée dans l'unité comme candidate des Européens pour remplacer Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international (FMI). Les 28 se sont en réalité complètement divisés sur cette désignation. Dans la dernière ligne droite, ...

La " Désunion européenne ". On ne peut pas dire que la Bulgare Kristalina Georgieva ait été désignée dans l'unité comme candidate des Européens pour remplacer Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international (FMI). Les 28 se sont en réalité complètement divisés sur cette désignation. Dans la dernière ligne droite, l'actuelle directrice générale de la Banque mondiale, de centre-droit, se retrouvait face à l'ex-président de l'Eurogroupe, le socialiste Jeroen Dijsselbloem. Elle a reçu l'appui de 15 Etats membres, dont la France, l'Italie et les pays de l'Est. L'Allemagne, les Pays-Bas, l'Espagne et les pays nordiques ont, eux, soutenu la candidature du challenger, tandis que les Britanni-ques décidaient de s'abstenir, souhaitant proposer un des leurs. Les détracteurs de la candidate bulgare lui reprochent notamment son manque d'expérience sur les questions financières, ou encore le fait d'être originaire d'un pays n'appartenant pas à la zone euro. A la date de sa nomination, Kristalina Georgieva aura par ailleurs dépassé d'un an la limite d'âge fixée par le FMI (65 ans). Une modification des statuts de l'institution sera donc nécessaire, que les Etats-Unis ont toutefois déjà promis de soutenir. A ce stade, il n'est donc aucunement acquis que Kristalina Georgieva devienne la prochaine directrice du FMI. Elle doit encore consolider sa candidature auprès d'autres pays. Les pays émergents, notamment, qui pourraient être tentés de proposer leur propre candidat, profitant des divisions européennes. Les candidatures doivent être déposées avant le 6 septembre, avant une décision finale au plus tard le 4 octobre.