" Mon souhait est que les supporters deviennent actionnaires du club via une augmentation de capital dans un horizon de trois à cinq ans. " En septembre 2015, alors qu'il venait de racheter le Standard pour environ 15 millions d'euros, Bruno Venanzi nous faisait cette confidence financière. Cinq ans plus tard, le voeu du président liégeois ne s'est que très partiellement exaucé puisque ce ne sont pas des milliers de supporters qui vont renflouer les caisses du club wallon, mais bien un et un seul fan des " Rouches " : François Fornieri, CEO de la société pharmaceutique Mithra, abonné au Standard durant de...

" Mon souhait est que les supporters deviennent actionnaires du club via une augmentation de capital dans un horizon de trois à cinq ans. " En septembre 2015, alors qu'il venait de racheter le Standard pour environ 15 millions d'euros, Bruno Venanzi nous faisait cette confidence financière. Cinq ans plus tard, le voeu du président liégeois ne s'est que très partiellement exaucé puisque ce ne sont pas des milliers de supporters qui vont renflouer les caisses du club wallon, mais bien un et un seul fan des " Rouches " : François Fornieri, CEO de la société pharmaceutique Mithra, abonné au Standard durant de longues années. Dans un communiqué publié la semaine dernière, Bruno Venanzi s'est logiquement réjoui de cette nouvelle étape dans l'histoire du club : " Je suis très heureux que François me rejoigne dans l'actionnariat. Sa passion, son enthousiasme, sa vision et son expérience du monde des affaires seront des atouts indéniables dans le développement du Standard de Liège. " Le président ne s'épanchera pas davantage, à l'instar de François Fornieri qui devient aujourd'hui coadministrateur délégué du Standard avec Bruno Venanzi (les deux hommes se partagent désormais les actions du club à part égales). Délibérément discret, le nouveau duo ne souhaite en effet pas encore s'exprimer sur cette augmentation de capital, ni sur la stratégie qu'il entend déployer pour l'avenir du Standard. En fâcheuse posture financière depuis quelques années (le club a terminé l'exercice 2018-2019 avec une perte de 8,4 millions d'euros), le Standard n'avait plus d'autre choix que d'ouvrir son capital à un partenaire solide. Cette bouffée d'oxygène est d'autant plus nécessaire que la crise du coronavirus a vidé les stades de football de leurs supporters et prive toujours les clubs de précieuses recettes en ce début de championnat (plus de tickets d'entrée, plus de dépenses dans les buvettes, moins de merchandising, etc.). Or, le Standard s'est également lancé dans un vaste projet d'entreprise : la rénovation et surtout l'agrandissement de son stade sur le site de Sclessin où s'ajouteraient de nouveaux parkings, des commerces et des bureaux. Ambitieux, ce défi urbanistique se chiffre à quelque 100 millions d'euros et sera géré par la société Immobilière Standard de Liège, nouvelle propriétaire du stade dans laquelle le président Bruno Venanzi et le Diable Rouge Axel Witsel ont investi chacun plus de 1,5 million d'euros. En débarquant au Standard, François Fornieri ne va pas seulement donner un coup de pouce financier au club proprement dit mais bien à tout un projet liégeois puisque le patron de Mithra s'est également engagé à investir dans cette société immobilière annexe qui entend redynamiser tout un quartier de sa ville natale. Sur le plan sportif, cette arrivée de François Fornieri dans le capital des " Rouches " est toutefois cocasse puisque le président du conseil d'administration de son entreprise Mithra n'est autre que l'homme d'affaires Marc Coucke, propriétaire du Sporting d'Anderlecht, ennemi juré du Standard de Liège !