C'était prévisible : le concert d'ouverture le 21 février - Brad Mehldau joue Bach - est complet, tout comme la master class de Boris Giltburg et la prestation de Bugge Wesseltoft, amateur de fusions... Mais d'autres solos de premier plan illuminent les cinq jours et la...

C'était prévisible : le concert d'ouverture le 21 février - Brad Mehldau joue Bach - est complet, tout comme la master class de Boris Giltburg et la prestation de Bugge Wesseltoft, amateur de fusions... Mais d'autres solos de premier plan illuminent les cinq jours et la vingtaine de célébrations du piano à Flagey. D'abord celui d'Abdel Rahman El Bacha, vainqueur en 1978 du Concours Reine Elisabeth : à l'image de son récent album, Arabesques, le musicien libanais place toujours son style et ses centres d'intérêt entre son Orient et un toucher européen. Via un répertoire personnel et des extensions à Schumann, Chopin et Enrique Granados. Si Flagey invite des concertistes confirmés (Lars Vogt, Alexander Melnikov, Jean-Claude Vanden Eynden), il programme aussi de jeunes virtuoses tels que Julien Libeer ou Joseph Moog. Ainsi que Bram De Looze, Flandrien passé par la case New York, où on le rencontrait encore étudiant il y a quatre ans, testant un piano à queue construit par un autre Belge, Chris Maene. L'instrument a la particularité d'avoir des cordes parallèles et non pas disposées en diagonale, ce qui produit un son qualifié de supérieur. Pour les passionnés, signalons l'existence d'un forfait à 120 euros qui donne droit à l'intégralité des événements : d'un bon rapport qualité/prix, donc.