Jan Breydel n'est aucunement, comme l'ont pourtant appris des générations de potaches, un des deux héros de la bataille des Eperons d'Or. C'est une fake news forgée, bien plus tard, par une famille en quête...

Jan Breydel n'est aucunement, comme l'ont pourtant appris des générations de potaches, un des deux héros de la bataille des Eperons d'Or. C'est une fake news forgée, bien plus tard, par une famille en quête de respectabilité. Jan Breydel a surgi du néant au 15e siècle et le mensonge s'est perpétué au fil du temps. Au 19e siècle, Henri Conscience luia conféré une indéniable notoriété. " Jan Breydel n'a jamais été capitaine. Les textes anciens font plutôt état d'une brute portée sur la boisson et même d'un assassin ", affirme Lisa Demets, une des huit finalistes de la PHD Cup flamande, une compétition qui s'est fixée pour objectif de mieux faire connaître les travaux universitaires au grand public. Faut-il pour cela débaptiser le stade de Bruges qui porte son nom ? Et en même temps déboulonner la statue au centre de Bruges où il monte la garde avec Pieter De Coninck depuis 1886 et inaugurée deux fois : une première en flamand par le Comité Breydel, une seconde en français par Léopold II et les autorités brugeoises ?