Petit resto installé face à l'église de la Chapelle, aux pieds du Sablon, Pois chiche a reçu un accueil enthousiaste depuis son ouverture cet été. Imaginée par deux jeunes de Bruxelles, cette adresse branchée surfe en effet sur la vague de la cuisine moyen-orientale lancée par un certain Yotam Ottolenghi ...

Petit resto installé face à l'église de la Chapelle, aux pieds du Sablon, Pois chiche a reçu un accueil enthousiaste depuis son ouverture cet été. Imaginée par deux jeunes de Bruxelles, cette adresse branchée surfe en effet sur la vague de la cuisine moyen-orientale lancée par un certain Yotam Ottolenghi et propulsée par des restos comme Miznon à Paris ou Palomar à Londres. Mais, disons-le tout net, voilà des références qui placent la barre trop haut... Certes, Pois chiche n'a pas la prétention de dépasser le snack fast-good. Mais le chou-fleur frit (12 euros en version assiette) fait pâle figure à côté du souvenir du chou-fleur grillé entier de chez Miznon. D'autant que les accompagnements (taboulé, feuilles de vigne farcies, champignons, olives, pois chiches, salade tomate-concombre, etc.) ne sortent pas vraiment du lot. On préfère l'assiette Sabih (13 euros). Les accompagnements sont identiques mais l'aubergine frite est assaisonnée de manière plus originale, un peu comme en Israël, avec de l'oeuf dur, du zhoug (sorte de harissa verte qu'on aurait aimée plus pimentée), de l' amba (condiment à la mangue) et du tarator (sorte de tzatziki). Si le houmous, sans relief, ne fait guère honneur au nom des lieux, les falafels (3 euros pour trois) sauvent heureusement la mise. Mais dans le genre cantines bruxello-levantines, on préfère My Tannour en version libanaise ou Kitchen 151 en version israélienne...