Depuis des semaines, la France et le Royaume-Uni se renvoyaient une patate chaude appelée Eurostar. Rien ne bougeait et la compagnie ferroviaire voyait dangere...

Depuis des semaines, la France et le Royaume-Uni se renvoyaient une patate chaude appelée Eurostar. Rien ne bougeait et la compagnie ferroviaire voyait dangereusement arriver la faillite. Ce ne sera pas le cas. Ses actionnaires (SNCF, SNCB, Hermes Infrastructure et la Caisse de dépôt et placement du Québec) ont décidé de l'aider à réaliser un plan de sauvetage de 290 millions d'euros. Ils mettent eux-mêmes 58 millions sur la table et vont garantir des prêts à hauteur de 174 millions d'euros auprès d'un pool bancaire (Barclays, Natwest, etc.). Enfin, les banques vont accorder des lignes de crédit pour le montant restant. De son côté, Eurostar va sérieusement couper dans ses coûts puisque son point mort sera désormais atteint à une capacité de 50% d'un train au lieu de 70% auparavant.