Allemagne

Croissance du PIB : 1,8%
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Croissance du PIB : 1,8% PIB par habitant : 47.022 $ (52.670 $ en PPA) Inflation : 1,5% Solde budgétaire (en % du PIB) : 0,6 Population : 82,8 millions Angela Merkel va entamer son quatrième mandat d'affilée en tant que chancelière à la tête d'une coalition disparate. Les chrétiens-démocrates ont gagné la première place lors de l'élection de septembre 2017, mais il lui faudra conclure un accord avec les libéraux du FDP, plutôt à droite, et les Verts, plutôt à gauche, pour disposer d'une majorité de gouvernement. Elle devra pour la première fois affronter devant le Parlement le parti populiste d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne. A l'étranger, il va revenir à l'Allemagne, peut-être ralliée par la France, de défendre la démocratie occidentale éprise de liberté, de résister à l'agression russe et de piloter une Union européenne confrontée au Brexit. Croissance du PIB : 2% PIB par habitant : 49.723 $ (55.380 $ en PPA) Inflation : 1,8% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 0,8 Population : 8,6 millions Le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), formation d'extrême droite, est entré dans la coalition de gouvernement issue des élections d'octobre 2017, ce qui devrait se traduire par une politique plus nationaliste. Celles-ci avaient été provoquées par la démission de Reinhold Mitterlehner, dirigeant du Parti populaire autrichien (ÖVP, centre droit), lequel n'en a pas moins conservé sa position dominante dans la coalition, sous la houlette de son nouveau leader, Sebastian Kurz. La croissance économique va ralentir après une embellie en 2017. Croissance du PIB : 1,6% PIB par habitant : 45.063 $ (49.210 $ en PPA) Inflation : 1,7% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 1,9 Population : 11,5 millions Réformer l'économie sera le principal chantier du gouvernement, si bien que la Flandre et la Wallonie vont modérer leurs ardeurs sécessionnistes. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de frictions ; les quatre partis de la coalition au pouvoir sont en désaccord sur la politique budgétaire et économique, même si un fort consensus du centre droit laisse à penser que cette alliance a encore de beaux jours devant elle. Le gouvernement va faire en sorte que les bénéfices de la croissance soient mieux répartis. Croissance du PIB : 3,3% PIB par habitant : 8.764 $ (21.620 $ en PPA) Inflation : 2% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 0,6 Population : 7 millions Un nouveau gouvernement a quelque peu calmé l'agitation politique qui avait gagné le pays après la démission de l'ancienne équipe. Les clivages entre, d'une part, les Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (Gerb), formation de centre droit favorable à l'UE qui domine la coalition au pouvoir, et, d'autre part, leurs partenaires plus nationalistes, menacent encore de faire tomber le gouvernement - même s'il survivra sans doute cette année. Les tensions de la coalition prendront le pas sur les réformes économiques et la politique budgétaire sera resserrée pour maintenir l'indexation du lev sur l'euro. Une hausse des fonds de l'UE destinés à des projets d'infrastructure favorisera la croissance économique. Croissance du PIB : 2,6% PIB par habitant : 14.152 $ (26.620 $ en PPA) Inflation : 1,8% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 1,6 Population : 4,2 millions Le gouvernement de coalition conduit par l'Union démocratique croate (HDZ, conservateur), qui a pris la relève après l'effondrement de son prédécesseur en 2017, est faible, et le Premier ministre Andrej Plenkovic pourrait organiser des élections anticipées pour tirer profit de la forte cote de popularité du parti dans les sondages. S'il ne le fait pas, la réforme économique ira à la dérive. S'il parvient à consolider sa base électorale, le gouvernement essayera de réduire sa dette publique considérable et de relancer les investissements étrangers. A surveiller : La Croatie pourrait faire l'objet de sanctions si elle refuse de se plier à une décision de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye relative à un différend frontalier avec la Slovénie. Croissance du PIB : 1,7% PIB par habitant : 59.399 $ (53.400 $ en PPA) Inflation : 1,7% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 0,4 Population : 5,8 millions Une coalition de centre droit regroupant trois formations, sous la direction du Parti libéral, a besoin du soutien du Parti populaire danois (DF, extrême droite) pour sa majorité parlementaire et n'ira peut-être pas au bout de son mandat. Le DF va réclamer une renégociation des conditions d'appartenance à l'UE, et il surveillera de près l'évolution du Royaume-Uni et ses nouvelles relations avec le bloc. Le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen veut relancer l'économie en incitant les salariés à retarder leur départ à la retraite, mais les progrès seront lents. Croissance du PIB : 2,8% PIB par habitant : 30.688 $ (40.120 $ en PPA) Inflation : 1% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,4 Population : 46,4 millions L'embellie économique se confirme, mais la situation politique est nettement moins reluisante. Mariano Rajoy est à la tête d'un gouvernement minoritaire mené par le Parti populaire (PP, conservateur), qui doit conclure des accords au coup par coup avec les petites formations pour chaque projet de loi. Il n'ira sans doute pas au bout de son mandat, qui s'achève en 2020, et les négociations sur le budget en 2018 pourraient donner lieu à des élections anticipées. De nouvelles réformes économiques - le système de retraite, par exemple, doit être remis à plat - ne seront pas menées tant que l'Espagne ne se sera pas dotée d'un gouvernement plus fort, mais les dispositifs mis en place depuis la grande crise financière vont aider à maintenir le pays sur la voie de la reprise économique. La diminution du taux de chômage (même s'il reste bien trop élevé) va également y contribuer. A surveiller : la menace d'indépendance de la Catalogne vis-à-vis de l'Espagne laisse craindre une réelle séparation, mais la réaction énergique du gouvernement central de Madrid va maintenir la région dans le giron national. Croissance du PIB : 3,5% PIB par habitant : 19.791 $ (33.300 $ en PPA) Inflation : 3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 0,4 Population : 1,3 million Les tensions nées des arbitrages de politique étrangère entre les éléments prorusses et la faction dominante pro-occidentale vont déstabiliser le Parti du centre, pilier de la coalition au pouvoir. Le Premier ministre Jüri Ratas penche en faveur de l'Occident et en matière économique il prône une simplification de la fiscalité, une politique de privatisations et un investissement de l'Etat dans les infrastructures. Après des résultats satisfaisants en 2017, la croissance économique sera modérée, mais se maintiendra confortablement au-dessus de 3 %. A surveiller : toute tentative du Parti du centre de donner des gages à sa base ethnique russe pourrait inciter l'Union de la patrie et Res publica (formation née de la fusion de deux partis conservateurs) à se retirer du gouvernement. La coalition minoritaire s'en trouverait affaiblie. Croissance du PIB : 1,7% PIB par habitant : 48.875 $ (46.460 $ en PPA) Inflation : 1,2% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 1,3 Population : 5,5 millions Ayant été évincé de la coalition au pouvoir en 2017, le Parti des Finlandais (ex-Vrais Finlandais, extrême droite) va faire pression sur un gouvernement affaibli depuis les bancs de l'opposition, freinant toutes les mesures, hormis les moins controversées. Les réformes prévues - sur les autorités régionales et la protection sociale (dont le système de santé) - vont être repoussées indéfiniment, mais la coalition de centre droit ira jusqu'au bout de son mandat. Les consommateurs vont un peu moins dépenser, si bien que l'économie fléchira légèrement. A surveiller : la Finlande ne va sans doute pas poser sa candidature officielle à l'entrée dans l'Otan, mais elle va renforcer sa coopération militaire avec d'autres pays nordiques, étant donné la persistance des tensions avec la Russie. Croissance du PIB : 1,7% PIB par habitant : 40.758 $ (45.860 $ en PPA) Inflation : 1,3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,9 Population : 65,2 millions La République en marche, parti du président Macron, dispose d'une confortable majorité au Parlement et devrait mener plus avant ses ambitieuses réformes économiques. Mettre fin aux rigidités du marché du travail, notamment en assouplissant les règles sur les heures supplémentaires ainsi que les conventions collectives, sera une priorité, au même titre que la réforme de la fiscalité et de la protection sociale. L'opposition viendra principalement de la rue et des syndicats. Il faudra du temps pour que cette politique porte ses fruits, mais l'économie repart à la hausse. A l'étranger, le gouvernement va chercher à consolider ses relations avec l'Allemagne et plaidera pour une UE plus fédéraliste. Croissance du PIB : 1,8% PIB par habitant : 18.736 $ (27.600 $ en PPA) Inflation : 1% Solde budgétaire (en % du PIB) : 1,2 Population : 11,1 millions Le gouvernement du Premier ministre Alexis Tsipras, qui comprend Syriza (extrême gauche) et les Grecs indépendants (nationalistes), détient une majorité de trois sièges seulement et pourrait ne pas survivre à 2018. Les réformes exigées par le plan de sauvetage ne sont pas du goût de ses partisans. Ce gouvernement pourrait laisser place à une coalition menée par le parti de centre droit Nouvelle Démocratie, même si les Grecs ne sont guère plus enthousiasmés par cette option. Il est probable que la Grèce finisse par quitter la zone euro, mais ce ne sera sans doute pas l'année prochaine. L'économie va connaître son plus fort taux de croissance depuis 11 ans - piètre réconfort pour les Grecs, qui subissent la crise depuis longtemps. Croissance du PIB : 3,4% PIB par habitant : 15.668 $ (30.140 $ en PPA) Inflation : 2,9% Solde budgétaire (en % du PIB) : 2,7 Population : 9,7 millions Le gouvernement Fidesz (Union civique hongroise) va décrocher son troisième mandat d'affilée lors d'élections prévues pour avril, mais sous la pression du parti Jobbik (extrême droite), son programme va tendre encore davantage vers le nationalisme. L'autorité restera entre les mains du Premier ministre Viktor Orbán et de son entourage proche, et l'indépendance de la banque centrale et de la Cour constitutionnelle sera toujours sujette à caution. Une gestion économique plus ferme va provisoirement soutenir la croissance. Croissance du PIB : 3% PIB par habitant : 72.975 $ (79.340 $ en PPA) Inflation : 0,3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 0,7 Population : 4,8 millions Le gouvernement minoritaire de Leo Varadkar, emmené par le Fine Gael, mais tributaire du parti d'opposition Fianna Fáil, va avoir du mal à survivre au-delà de 2018. S'il y parvient, c'est parce qu'il aura progressé sur un certain nombre de dossiers, notamment les revendications salariales dans un secteur public crispé, la vérification par l'UE de la fiscalité irlandaise et les négociations sur le Brexit. Dans l'hypothèse où les sondages feraient apparaître une nette avance pour le Fianna Fáil, celui-ci cesserait de soutenir le gouvernement, ce qui aboutirait à des élections anticipées. La croissance économique sera modérée, mais restera au-dessus de la moyenne de l'UE. Croissance du PIB : 1% PIB par habitant : 34.074 $ (41.590 $ en PPA) Inflation : 0,9% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,1 Population : 59,3 millions Nouvelle année, nouvelle élection. Le gouvernement de coalition, sous la direction de Paolo Gentiloni, du Parti démocrate (centre gauche), va laisser place à une longue liste d'alliances instables. Un projet de loi de réforme des élections, adopté fin 2017, favorise les partis traditionnels aux dépens des populistes du Mouvement 5 étoiles, mais le nouveau mode de scrutin ne permettra pas de dégager nettement un gagnant. La hausse modeste de la croissance économique en 2017 va être vite oubliée. A surveiller : Silvio Berlusconi, le milliardaire populiste de 81 ans dont le quatrième gouvernement a implosé en 2011, revient en force et pourrait influencer le prochain gouvernement. Croissance du PIB : 2,8% PIB par habitant : 16.129 $ (21.120 $ en PPA) Inflation : 3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 1,9 Population : 1,9 million Depuis l'indépendance (en 1990), la vie politique lettonne se caractérise par un large consensus autour d'un programme libéral et pro-européen, et le Premier ministre Maris Kucinskis va tenir cette ligne. Les élections législatives d'octobre vont amener une nouvelle coalition de centre droit. La hausse des salaires tirera les dépenses de consommation, ce qui relancera la croissance, tandis que le gouvernement portera ses efforts sur des problèmes à long terme tels les inégalités de revenus et le vieillissement de la population. Croissance du PIB : 3,5% PIB par habitant : 17.679 $ (33.260 $ en PPA) Inflation : 2,8% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 0,9 Population : 2,9 millions Le gouvernement de coalition emmené par l'Union des paysans et des verts (LVZS), avec à sa tête le Premier ministre Saulius Skvernelis, va chercher à obtenir une plus grande sécurité énergétique, compte tenu de l'hostilité de la Russie envers les pays Baltes et son rôle de fournisseur essentiel. La lutte contre l'alcoolisme sera une priorité. L'économie sera tirée par la consommation intérieure, dans un contexte de tensions persistantes sur le marché du travail. Croissance du PIB : 1,8% PIB par habitant : 79.848 $ (62.600 $ en PPA) Inflation : 1,8% Solde budgétaire (en % du PIB) : 3,8 Population : 5,4 millions La coalition de centre droit, qui associe les conservateurs et le Parti du progrès (FrP), restera au pouvoir pendant les quatre années qui ont suivi l'élection de septembre 2017. Le gouvernement va recourir à des mesures budgétaires et monétaires pour favoriser la croissance économique dans le secteur non pétrolier, sur fond de ralentissement de l'activité pétrolière. L'apparition d'une bulle immobilière va aussi exiger la plus grande attention. Les dépenses de consommation, stimulées par de faibles taux d'intérêt et des prix élevés dans l'immobilier, vont soutenir l'économie, qui restera néanmoins à la merci des fluctuations planétaires des prix du pétrole et du gaz. Croissance du PIB : 2,3% PIB par habitant : 50.736 $ (55.800 $ en PPA) Inflation : 1,4% Solde budgétaire (en % du PIB) : 0,4 Population : 17,2 millions Les négociations post-électorales les plus longues qu'ait jamais connues le pays ont finalement abouti à la formation d'une coalition de quatre partis fin 2017. Elle confère à Mark Rutte, chef du Parti populaire libéral et démocrate (VVD, centre droit), un troisième mandat successif en tant que Premier ministre. Le Parti pour la liberté (PVV, extrême droite) va exercer son influence depuis l'opposition. Les finances publiques se portent bien (le pays présente un excédent budgétaire) et la croissance du PIB sera forte à l'aune européenne. Croissance du PIB : 3,4% PIB par habitant : 14.768 $ (30.840 $ en PPA) Inflation : 2,2% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,6 Population : 38,3 millions Le gouvernement du parti Droit et Justice (PiS), avec à sa tête la Première ministre Beata Szydlo (mais avec un Jaroslaw Kaczynski, président du parti, qui détient le pouvoir réel), dirige le pays d'une main de fer : il tient les leviers du pouvoir d'Etat, mène la vie dure aux médias et étouffe l'opposition. Malgré des manifestations et la menace de sanctions de l'UE par suite de mesures qui menacent l'indépendance des tribunaux, le gouvernement va renforcer sa mainmise, notamment sur le pouvoir judiciaire. Il n'en a pas moins mené une politique libérale et la croissance va rester vigoureuse. Croissance du PIB : 1,7% PIB par habitant : 22.502 $ (33.340 $ en PPA) Inflation : 1,3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 1,6 Population : 10,3 millions Le gouvernement socialiste du Premier ministre António Costa dispose de la majorité au Parlement grâce au soutien de trois partis ancrés plus à gauche, mais il a honoré les obligations du Portugal envers l'UE tout en réduisant une partie de l'austérité imposée par son prédécesseur. L'économie repart, les sondages sont favorables, autant dire que ce gouvernement est stable pour l'instant, mais des élections anticipées sont possibles avant 2019, année qui verra la fin de la mandature. Après des résultats supérieurs à la moyenne de la zone euro en 2017, la croissance économique va revenir à des seuils plus modestes. Croissance du PIB : 2,9% PIB par habitant : 22.031 $ (39.060 $ en PPA) Inflation : 2% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 0,3 Population : 10,6 millions A l'issue des élections de fin 2017, ANO, le parti antisystème dirigé par Andrej Babis, un homme d'affaires milliardaire, était en position de force dans les négociations visant à former un gouvernement de coalition. Ces dernières auront sans doute laissé sur la touche l'extrême droite et la droite. Babis, qui n'est pas un populiste ploutocratique, prône dans l'ensemble un programme centriste, technocratique et libéral. Le gouvernement Babis luttera contre la corruption, mènera une réforme du secteur public et adoptera une fiscalité plus avantageuse pour les revenus moyens. Après une période en dents de scie, la croissance va se stabiliser. Croissance du PIB : 4,5% PIB par habitant : 12.438 $ (27.140 $ en PPA) Inflation : 2,5% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 3,6 Population : 19,6 millions Une coalition composée de deux partis de centre gauche reste solidement aux commandes après que des manoeuvres internes ont abouti à un changement de Premier ministre à la mi-2017 (avec la désignation de Mihai Tudose). Mais Liviu Dragnea, président du Parti social-démocrate (et président de la Chambre des députés), qui domine le gouvernement, exerce une influence considérable sur la vie politique. L'assouplissement de la rigueur budgétaire et la réticence à imposer des mesures impopulaires remettent en cause les progrès récents en matière de réduction des déséquilibres économiques, mais la croissance va demeurer soutenue. Croissance du PIB : 1,3% PIB par habitant : 38.175 $ (45.650 $ en PPA) Inflation : 2,5% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 3,5 Population : 65,9 millions Le Brexit va très largement dominer l'activité politique sous le gouvernement minoritaire conservateur de la Première ministre, Theresa May, affaiblie par une tentative malheureuse d'obtenir une plus large majorité grâce à des élections anticipées en 2017. Les divisions au sein du cabinet entre ceux qui souhaitent une rupture avec toutes les institutions de l'UE et ceux qui veulent préserver certains liens avec elles vont compromettre la stabilité du gouvernement, son efficacité et très probablement sa survie. Voyant son autorité réduite, le gouvernement va éviter les mesures controversées et relâcher l'austérité budgétaire. Résultat, la perspective d'un budget équilibré deviendra d'autant plus incertaine. La croissance va ralentir pour la quatrième année consécutive. Croissance du PIB : 1,5% PIB par habitant : 10.719 $ (24.740 $ en PPA) Inflation : 4% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 1,3 Population : 147 millions La campagne progouvernementale pour l'élection présidentielle de mars va s'employer à éviter une faible participation, ce qui entraînerait une perte de légitimité, sachant que le candidat officiel, Vladimir Poutine, est pratiquement assuré de remporter un quatrième mandat. L'opposition est neutralisée, tous les rouages de la politique et de l'économie sont sous le contrôle de l'Etat. Dès lors, le régime va s'attacher à relancer l'économie, durement éprouvée par les sanctions occidentales, la faiblesse du marché pétrolier et le tassement de la population active. L'économie ne va guère croître. A surveiller : la Coupe du monde de football masculin va se dérouler dans plusieurs stades à travers le pays en juin et en juillet. Croissance du PIB : 3,5% PIB par habitant : 18.391 $ (33.970 $ en PPA) Inflation : 1,7% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 1,4 Population : 5,5 millionsLa coalition gauche-droite menée par le parti Direction-Social-démocratie (Smer-SD) est instable mais, à en croire les sondages, ses membres pourraient retirer un avantage d'élections anticipées. Autrement dit, si les tensions internes le permettent, elle survivra. La réforme de l'administration et la lutte contre la corruption vont se poursuivre lentement afin de ménager certaines susceptibilités, mais on va assister à une amélioration des infrastructures, du système de santé et du climat des affaires. La production automobile va contribuer à l'accroissement des exportations, mais la demande des automobilistes européens a baissé. Les créations d'emplois et la hausse des salaires vont stimuler la croissance économique, qui va atteindre son plus haut niveau depuis trois ans. A surveiller : Robert Fico, Premier ministre et principale personnalité politique slovaque, pourrait se retirer, laissant un vide au sein du pouvoir. Croissance du PIB : 3,1% PIB par habitant : 23.260 $ (37.200 $ en PPA) Inflation : 1,5% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 1,5 Population : 2,1 millions Une coalition tripartite de centre gauche dispose d'une confortable majorité, mais elle est divisée sur les principaux dossiers. Le Parti du centre moderne, qui domine la coalition, devrait arriver à convaincre ses partenaires, si réticents soient-ils, à mettre en oeuvre les privatisations, mais l'Etat va encore jouer un grand rôle dans l'économie. La promesse du gouvernement de réformer le système de santé va être difficile à tenir sans mettre toute la coalition en danger. Les élections qui doivent se tenir en juillet vont amener une coalition de centre gauche tout aussi conflictuelle. Le bon niveau des dépenses de consommation va soutenir la croissance économique. Croissance du PIB : 2,4% PIB par habitant : 56.628 $ (51.870 $ en PPA) Inflation : 1,8% Solde budgétaire (en % du PIB) : 0,9 Population : 10,3 millions Le gouvernement du Premier ministre Stefan Löfven, une coalition de centre gauche dirigée par le Parti social-démocrate suédois des travailleurs (SAP), va aller au bout de son mandat, avec des élections prévues pour le mois de septembre. Les électeurs devraient donner leur confiance à un gouvernement de centre droit, mais seulement si les partis de la droite traditionnelle surmontent leur dégoût envers les Démocrates de Suède (extrême droite), qu'ils ont tenus à distance par le passé. D'ici là, le gouvernement va profiter de sa latitude budgétaire pour mieux financer la santé et l'éducation, tout en renforçant les mesures contre le terrorisme et les actes racistes. L'économie va marquer le pas, après un ou deux ans de croissance au-dessus de la moyenne. Croissance du PIB : 1,4% PIB par habitant : 84.599 $ (66.780 $ en PPA) Inflation : 0,6% Solde budgétaire (en % du PIB) : 0,2 Population : 8,5 millions Le gouvernement de grande coalition va tenter de gérer les relations avec l'UE dans un contexte d'hostilité croissante envers les immigrés, comme en témoigne la forte présence au sein du Conseil fédéral, l'organe exécutif du pays, du parti (d'extrême droite) Union démocratique du centre (SVP), où il détient deux sièges sur sept. Le SVP va faire campagne pour un référendum anti-immigration, ce qui risque de saper les lois de l'UE sur la liberté de circulation des personnes. Les perspectives économiques relativement meilleures pour l'Europe et le reste du monde vont relancer l'économie, même si le Brexit et le ralentissement de la croissance en Chine constituent des risques. Croissance du PIB : 4,1%PIB par habitant : 10.745 $ (26.720 $ en PPA)Inflation : 8%Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,3Population : 81,9 millionsLe président Recep Tayyip Erdogan a largement profité de l'occasion fournie par la tentative de coup d'Etat en 2016 pour purger l'Etat des conspirateurs présumés, museler les médias critiques et écraser l'opposition politique prokurde. Une mesure visant à remplacer le système parlementaire turc par un régime présidentiel a été adoptée par référendum en 2017, en dépit des multiples accusations de fraude électorale, mais elle n'entrera pas en vigueur avant les élections de 2019. Cela ne changera d'ailleurs pas grand-chose : les pouvoirs exceptionnels mis en place après le coup d'Etat y pourvoiront d'ici là. Les préoccupations politiques vont peser sur les investissements, mais l'économie n'en poursuivra pas moins sa forte croissance. Croissance du PIB : 1,3% PIB par habitant : 2.794 $ (8.970 $ en PPA) Inflation : 10,6% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,5 Population : 42,2 millions Tiraillé entre des courants traditionalistes et réformistes, mal remis de la révolution et de la guerre, confronté à l'agression russe à l'est, le pays retrouve tant bien que mal un climat politique plus stable. Le Premier ministre Volodymyr Hroïsman et le président Petro Porochenko ont tout mis en oeuvre pour résoudre les difficultés économiques nées des récents événements, mais ils vont résister aux appels en faveur d'élections anticipées et devraient se maintenir à leurs postes l'année prochaine. Le pays va recevoir davantage de soutien financier du FMI, mais les réformes promises ne vont être adoptées que lentement. A surveiller : les sanctions de l'UE imposées à la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014, expirent en juin, mais elles vont être prorogées.