Une ligne de production de verre plat fait environ 200 m de long et est divisée en trois parties : la fusion du verre, le coulage et le refroidissement. C'est de la partie coulage, qui représente environ 60 m (et un investissement de 500.000 euros sur 120 millions), que TC Float s'occupe. Pour faire simple, disons que le verre en fusion est coulé sur de l'étain, lui-même en fusion, ce qui garantit une platitude parfaite du verre.
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Une ligne de production de verre plat fait environ 200 m de long et est divisée en trois parties : la fusion du verre, le coulage et le refroidissement. C'est de la partie coulage, qui représente environ 60 m (et un investissement de 500.000 euros sur 120 millions), que TC Float s'occupe. Pour faire simple, disons que le verre en fusion est coulé sur de l'étain, lui-même en fusion, ce qui garantit une platitude parfaite du verre. A l'origine de TC Float, il y a deux ingénieurs - Tony Powell et Cyrille Colard - qui travaillaient pour l'entreprise (belge) leader dans la fabrication des lignes de verre plat. En 2014, pour des raisons qui leur sont propres, ils décident de la quitter et de fonder leur propre société. Avec une petite équipe de techniciens, basée à Etterbeek, ils conçoivent des fours à bain d'étain (tin bath roofs), font produire les différents éléments en Grande-Bretagne, en Italie ou en Chine et en supervisent le montage. " Nous aimons l'innovation, mais ce n'est pas toujours facile de la vendre car les clients ne veulent pas être les premiers à l'acheter ", raconte Cyrille Colard. Mais si la première année a été très compliquée et s'est soldée par une perte, la deuxième s'est mieux passée et 2017 s'annonce prometteuse, avec un chiffre d'affaires provisoire de 2 millions d'euros et un bénéfice estimé à 130.000. TC Float travaille pour les plus grands groupes verriers du monde, de Saint-Gobain à AGC (ex-Glaverbel) et a déjà monté ses roofs dans une douzaine de pays (Chine, Turkménistan, Inde, Brésil, France, Allemagne, etc.). Leur succès, Cyrille Colard et Tony Powell le doivent à leur souci constant de la qualité ainsi qu'à des innovations dans l'architecture des fours. " La technique du tin bath roof a été inventée dans les années 1950 ", précise Cyrille Colard. Ce que l'on apporte, ce sont quasiment les premières évolutions depuis les années 1960. On sait qu'on n'a pas droit à l'erreur, on ne prend pas de risques. " Il faut dire que tout dysfonctionnement dans une coulée continue de verre se paie cash : un jour de panne représenterait une perte de plusieurs dizaines de milliers d'euros pour le client. Le succès de l'activité dépend principalement de la bonne santé de l'immobilier et de l'automobile, secteurs dont dépend l'industrie du verre plat. De cinq à 10 nouvelles installations voient le jour par an, sur un parc mondial d'environ 300 lignes actives. TC Float est bien parti pour s'en adjuger la majeure partie, les constructeurs spécialisés dans les fours à bain d'étain étant rares.