La politique collerait-elle à la peau comme le sparadrap du capitaine Haddock ? Trois ans après avoir tourné le dos à la politique active, Sabine Laruelle répond favorablement à l'appel du nouveau ministre wallon de l'Economie et de l'Emploi, Pierre-Yves Jeholet (MR). Elle sera commissaire du gouvernement au Forem et suivra quelques dossiers spécifiques du cabinet en tant qu'experte. " Ce n'est pas un...

La politique collerait-elle à la peau comme le sparadrap du capitaine Haddock ? Trois ans après avoir tourné le dos à la politique active, Sabine Laruelle répond favorablement à l'appel du nouveau ministre wallon de l'Economie et de l'Emploi, Pierre-Yves Jeholet (MR). Elle sera commissaire du gouvernement au Forem et suivra quelques dossiers spécifiques du cabinet en tant qu'experte. " Ce n'est pas un retour en politique, assure Sabine Laruelle. Je serai commissaire, pas ministre. Mon rôle ne sera pas de définir la politique à mener - ça, c'est le travail du gouvernement - mais de veiller à ce que cette politique soit bien appliquée. " Et d'assurer que sa présence sur des listes aux élections communales de 2018 et législatives de 2019 n'est " pas à l'ordre du jour ". Ingénieure agronome de formation, Sabine Laruelle a effectué l'essentiel de sa carrière dans le syndicalisme agricole. Elle a bifurqué vers la politique en 2003. Elle fut élue députée et, dans la foulée, désignée comme ministre des Classes moyennes. Elle est restée 11 ans dans cette fonction, contribuant avec une belle opiniâtreté à améliorer le statut social des indépendants. Lassée par le théâtre politique, Sabine Laruelle a décidé de ne plus se représenter en 2014. A 49 ans, elle entame alors une carrière d'indépendante au sein d'Euroconsultants, une société de conseil dans le secteur alimentaire. Trois ans plus tard, elle remet sa démission (un mois avant le coup de poker de Benoît Lutgen, rien n'était donc prémédité) pour chercher de nouveaux défis. " Je suis administratrice chez Carrefour et je donne quelques heures de cours aux facultés de Gembloux mais pour le reste, je ne savais pas ce que j'allais faire (comme, d'ailleurs, quand elle a annoncé son départ de la politique, Ndlr), confie-t-elle. La proposition de Pierre-Yves Jeholet, c'était donc la bonne personne au bon moment. Il s'agit d'une mission circonscrite, dans une matière cruciale pour la Wallonie et qui m'intéresse donc beaucoup. " CHRISTOPHE DE CAEVEL