" Hoe vlaams is Leuven nog ? " Un demi-siècle après le Walen buiten qui entraîna l'expulsion des étudiants francophones de l'Université de Louvain, la question ne manque pas de sel. La situation n'y est pas...

" Hoe vlaams is Leuven nog ? " Un demi-siècle après le Walen buiten qui entraîna l'expulsion des étudiants francophones de l'Université de Louvain, la question ne manque pas de sel. La situation n'y est pas encore semblable à celle des Pays-Bas où plus de 70 % des cours de master se donnent en anglais, mais elle est néanmoins préoccupante. A " l'impérialisme " francophone de l'époque, s'en est en effet substitué un autre, celui de l'anglais qui aux Pays-Bas, " sert de filtre social, comme autrefois le français en Flandre ", explique l'historien Bruno De Wever. L'anglais en effet s'insinue partout, avec, pour dommage collatéral, un nivellement par le bas lorsque les enseignants ne maîtrisent qu'imparfaitement cette langue, ainsi qu'un rehaussement du seuil d'accès pour les étudiants issus des classes sociales moins privilégiées. Rappelant l'exemple historique de l'Université de Gand, le frère de Bart, invite les partis héritiers du Mouvement flamand à ne pas " abandonner aux technocrates la langue de l'enseignement ".