Semaine chargée du côté d'Engie. Avec, tout d'abord, l'annonce du départ immédiat d'Isabelle Kocher en tant que directrice générale sans attendre la fin de son contrat. Par souci de cohérence, elle a, dans la foulée, démissionné de son poste d'administratrice. Isabelle Kocher quitte l'énergéticien avec 3,3 millions d'euros d'indemnités. Cette somme comporte deux...

Semaine chargée du côté d'Engie. Avec, tout d'abord, l'annonce du départ immédiat d'Isabelle Kocher en tant que directrice générale sans attendre la fin de son contrat. Par souci de cohérence, elle a, dans la foulée, démissionné de son poste d'administratrice. Isabelle Kocher quitte l'énergéticien avec 3,3 millions d'euros d'indemnités. Cette somme comporte deux volets. D'une part, 1,9 million à titre d'indemnité transactionnelle et d'indemnité de non-concurrence de 18 mois. D'autre part, 1,399 million pour rupture du contrat de travail. Engie mettra aussi des moyens matériels à sa disposition durant ces 18 mois, tant qu'elle n'aura pas retrouvé un travail à temps plein. Deux jours après cette annonce, le groupe a présenté ses résultats annuels. Et, ironiquement, ils sont bien meilleurs que prévu. Ils dépassent les prévisions des analystes, notamment sur le " dada " de l'ex-CEO : le renouvelable - avec mise à disposition de 3 GW de capacité - contribue à hauteur de 1,2 milliard d'euros aux résultats du groupe, soit une hausse de 5 %. Autre " dada " : les services énergétiques sur mesure proposés aux clients sont, eux, en hausse de 7 %, à 1,1 milliard d'euros. Dans l'ensemble, le groupe a présenté un bénéfice net stable à 1 milliard d'euros mais un Ebidta en hausse de 6,8 %, à 10,4 milliards, soit bien au-delà des prévisions. Les dirigeants ad interim expliquent ces chiffres par la bonne tenue du nucléaire belge et les plus- values liées à la cession d'activités carbonées. Dans les trois prochaines années, ils annoncent de nouvelles cessions d'actifs pour 4 milliards d'euros et une remise en évidence des activités toujours les plus rémunératrices : le gaz, la production et les réseaux électriques. Quant au successeur d'Isabelle Kocher, le groupe se donne 12 mois pour dénicher la perle rare.